La Zébrine

Association de valorisation du patrimoine rural d'Arpaillargues-Aureilhac

30 octobre 2017 – Le village de Montfrin

Visite du village de Montfrin, du château et de l’apié avec un membre de l’association du Patrimoine de Montfrin.

Rendez-vous : 13 au parking de la salle polyvalente pour co-voiturage.

Quelques mots sur le village :
Situé entre Rhône et Gardon, Montfrin, dominé par son château classé au titre des Monuments Historiques, est un village doté d’un riche patrimoine.

 

Ça c'est bien passé
Les visiteurs

Les visiteurs

 

Le grand vent qui soufflait ce lundi n’a pas découragé treize membres de La Zébrine qui se sont retrouvés devant la Marianne sur la grand place de Montfrin.
Deux « Amis du patrimoine » du village, dont Régine Roux, la présidente de l’association, nous ont guidé par les rues de ce village proche mais inconnu ou plutôt méconnu (en passant) de la plupart des « zébriniens ».

Situé entre Rhône et Gardon Monsférinus qui signifie Mont giboyeux est dominé par un château et abrite une commanderie de templiers, une église romane, des façades Renaissance et un curieux apié.

Nous avons emprunté la rue principale rue Mendés-France en hommage à cet homme politique qui a habité le château. Quatre portes aux quatre points cardinaux ouvraient sur le village dont le centre ancien est un parfait rectangle.
L’empereur Antonin y fit édifier une tour de défense, base du donjon féodal.
Face à la mairie au mur en bossage se trouvait la maison Calvière de 1519 où logea Richelieu et qui conserve une belle façade Renaissance hélas en grand besoin de restauration.

L’église Notre-Dame

Notre-Dame de Malpas - le tympan

Notre-Dame de Malpas – le tympan

A proximité, l’église Notre Dame de Malpas bâtie en 1180 par les Templiers. Grande et sobre église romane, elle abrite des chapiteaux sculptés, des clefs de voûtes gravées d’inscriptions, des tableaux du 17e et 18 e s, dont l’un de Xavier Sigalon et un beau tympan représentant L’Annonciation et l’Adoration des mages avec une vierge et un enfant Jésus déjà grand, portant de longues robes d’un beau plissé.

La Commanderie des Templiers

Tout à coté, la Commanderie érigée en 1169 comprise dans un grand quadrilatère où tout communiquait est l’œuvre de ces moines-chevaliers qui étaient aussi exploitants et possédaient un très grand domaine. Co-seigneurs, ils avaient droit de pèche, moulins, puits, prison, four.. et même une carrière, nous le verrons plus loin. Les Hospitaliers qui leur ont succédés après le démantèlement de leur ordre se consacraient aux soins des malades. Ils ont restauré, modifié ces grands édifices du 14e au 17e s. et construit le clocher en 1372.

Ville d’eau

Cette rue est bordée de grandes maisons qui cachent, sous leurs modestes façades, des richesses du temps où Montfrin au 16e et 17e s. était ville d’eau. Ce village possède trois sources aux vertus dites curatives et a vu ainsi le passage à trois reprises de Louis XIII accompagné d’une grande cour dont Jean Baptiste Poquelin qui y rencontra Madeleine Béjart. Ses eaux ont peut être aussi contribué à la naissance de Louis XIV !

Le château

Le château de Montfrin

Le château de Montfrin

Nous avons continué la visite en empruntant un sentier longeant l’enceinte du château surplombant le jardin qui s’étage dans une ancienne carrière. D’abord château fort, transformé en « petit Versailles », le château, grand quadrilatère présente des façades classiques entourées de jardins en terrasse autrefois à la française attribués à Mansart. Quelque peu délaissés (aux regrets de certains) mais plantés de grands pins majestueux, ponctués de statues, ils offrent une vue magnifique sur le village et les alentours, ce jour là bien ventés !
Le château a connu bien des hôtes illustres, outre les Monteynard, il fut acquis en 1925 par la famille Servan-Schreiber puis Mendés-France, il est la propriété d’un descendant des Schreiber, époux d’Agnès B., le comte de Claret de Fleurieu, oléiculteur.
Il fut aussi pendant la dernière guerre le siège de la Kommandantur et cible du bombardement.

L’apié

L'apié de la Baume

L’apié de la Baume

Nous continuons à marcher sur le plateau où des vignes plantées dans les galets donnent un bon Côtes du Rhône et nous descendons vers Les Baumes où se trouve le plus grand apié, ou mur d’abeilles, de France. 75 niches à abeilles sont creusées sur le front de taille d’une ancienne carrière (peut-être des templiers) du 18e au 19e s, qui comprend un petit habitat troglodyte et les ruines d’une tour. Le site intrigue et des recherches sont à effectuer.

Ce fut une longue visite de trois heures d’un village languedocien qui mérite bien le détour, accompagné de guides bien documentés, membres d’une association que nous devons recevoir à notre tour pour faire visiter en échange notre propre village. A suivre !

 

Pour aller plus loin :

 Quelques photos de la balade

 

Share

Post navigation

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *