La Zébrine

Association de valorisation du patrimoine rural d'Arpaillargues-Aureilhac

Dimanche 22 mai 2016 – Sortie insectes

Albert Mahé

Albert Mahé devant un nichoir à abeilles solitaires

Visite commentée d’un insectodrome : un espace pédagogique sur la diversité

Albert Mahé nous fera découvrir l’insectodrome qu’il a créé au sein des Truffières d’Uzès de Michel Tournayre.

Au programme : visite du sous sol, rencontre avec les plantes méditerranéennes et leurs particularités, les insectes floricoles, la pollinisation, les hyménoptères, leurs importances et leurs cycles de reproduction, les aménagements (abris, refuges, nidifications…), les insectes rencontrés dans et autour des nichoirs.

Rendez-vous aux Truffières d’Uzès à 10h.

Visite réservée aux adhérents de la Zébrine.

ABEILLEEn attendant la visite, une petite vidéo (extrait à partir de la 11ème minute)

Chroniques Méditerranéennes – Côte d’Azur

 

Ça c'est bien passé

Une douzaine de membres de La Zébrine ont retrouvé Albert Mahé sur le site des Truffières d’Uzès, une grande propriété où le chêne est roi, mais pas seul.

Michel Tournayre, propriétaire des truffières a accueilli Albert, qui y a installé son insectodrome, un coin de nature étonnant tout à coté des plantations dans les 15 hectares de la propriété.

La visite a commencé par la reine du lieu, la truffe, ce fameux champignon. Nous avons suivi Albert dans la fosse pour une visite du sous sol dans une tranchée où apparaissent des couches successives de roche, de terre et d’humus. L’humus apparaît sur 60 cm et progresse de 2 cm par siècle. Nous avons observé les racines mise à jour de chênes toujours vivants, un réseau racinaire incroyable et complexe témoignant de la capacité des arbres à s’adapter au sol calcaire méditerranéen. Si la truffe des garrigues se raréfie depuis l’abandon du pastoralisme, de nombreux arbres et plantes (30) peuvent être mycorhizés pour constituer une truffière : tilleul, noisetier, mais aussi ciste…

L’insectodrome présente des zones bordées de murets de pierre sèche ou de bois, plantées de fleurs et de plantes des garrigues choisies pour leur capacité à attirer des insectes, avec une exposition permanente de nichoirs (ou hôtel à insectes). Les insectes selon leur espèce vont investir soit des trous dans les murs ou les branches, soit des tubes de cannes de Provence (trouvées au bord du Gardon) placées dans les nichoirs ou s’enfouir dans le sable.

Le site est beau et didactique. Les nichoirs, sortes de totems ou de cabanes, s’intègrent très bien à cet espace de garrigue, leur mission est de dynamiser le développement des insectes. Ils sont placés au milieu d’une diversité de plantes qui fournissent le nectar utile à leur croissance.
Le Fenouil ou autres plantes légères comme la férule attirent le Machaon, superbe papillon porte-queue, le Panicaut (aux feuilles épineuses). Le Buplèvre, la Céphalaire, la Scabieuse, le Pissenlit, la Rue, la Sauge… en attirent d’autres. Du bois mort au niveau du sol sert d’abri et de nourriture aux larves du Rhinocéros (scarabée).

Albert a beaucoup insisté sur l’interaction des plantes et des insectes.
Il nous a présenté quelques tubes transparents tirés des nichoirs dans lesquels les abeilles (osmies) ont déposé leurs œufs et que l’on peut observer aisément (60 à 115 mm de long ; 1 à 12 mm de diamètre).
Les insectes ont 6 pattes et des ailes et 3 parties : tête, thorax et abdomen. C’est une grande famille composée entre autres de 31 % de Diptères (mouche et moustiques), 30 % de Hyménoptères (abeilles) ; 20 % de Lépidoptères (papillons) et 12 % de Coléoptères (insectes à élytres comme les scarabées, les coccinelles ou hannetons). Il y a 1 000 espèces d’abeilles en France dont 90 % de solitaires.

Albert fait partie de groupements des sciences participatives comme Vigi-nature ou Spipoll (suivi photographique des insectes pollinisateurs). Il transmet des observations et photos pour constituer une grande banque de données. « Il faut être acteur, donner envie de chercher (livres ou internet) ». Il insiste sur le partage des connaissances et observations., sur le rôle majeur de la prise de conscience de la richesse de la biodiversité à protéger.

Quelques livres présentés pour approfondir la sortie

  • Insectes de France et d’Europe occidentale de M. Chinery (Flamarrion),
  • Insectes et principaux arachnides de H. Bellmann (Vigot),
  • Insectes de Méditerranée de G. Le Guellec (Edisud),
  • Toutes les fleurs de Méditerranée de M. Blamey et C. Grey-Wilson (Delachaux et Niestlé).

Quelques adresses de sites pour prolonger

Quelques photos de la balade

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