La Zébrine

Association de valorisation du patrimoine rural d'Arpaillargues-Aureilhac

Étiquette : 2016

Samedi 19 novembre 2016 – Vénejan et son moulin

Le village et le château

Le village et le château

Visite du moulin restauré et du beau village. Visite accompagnée d’une guide de la mairie qui bénévolement nous propose la visite du village et du moulin.

Rendez-vous sur le parking de la salle polyvalente d’Arpaillargues à 13h demain samedi ou à 14h à Vénejan.

Quelques mots sur le village :
A l’écart des grands axes routiers actuels, Vénéjan est un « Village perché », avec son château et sa chapelle romane, dominant la plaine, situé sur l’ancien chemin reliant Saint Saturnin du Port (Pont Saint Esprit) à Bagnols sur Cèze.
D’abord domaine gallo romain : VENEIANUM, au bord du Rhône, abandonné au Ve siècle pour l’oppidum de LOMBRUN, le premier Castrum du XIe siècle s’implantera sur la colline du site actuel, puis sa chapelle castrale.
Un Guillaume de Vénéjan sera évêque d’Uzès au XIIe siècle, il fondera la Chartreuse de Valbonne.

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Ça c'est bien passé
Les 3 clochers

Les 3 clochers

Par un beau soleil de novembre, entre deux jours de pluie, 18 membres de La Zébrine ont pris le chemin de Vénejan, un petit village perché dans les Côtes du Rhône.

Notre guide Sophie Valla nous a invité à remonter le temps. Du village actuel (de 1 200 habitants) jusqu’au joli moulin qui a motivé notre visite en passant par le village médiéval.

 

De la place du lavoir ou de la fontaine, ombragée de grands platanes, nous sommes montés par la grand’rue caladée jusqu’à l’église du 19e s. puis jusqu’à la tour de l’horloge surmontée d’un campanile, construite en 1843 pour sonner les heures civiles. Nous avons continué à grimper par les ruelles du village médiéval aux murs semés d’«arrêtes de poissons» ou «épis de blé» (opus spicatum), jusqu’à la chapelle romane du 12e s, et ses fresques. Le panorama se découvre à mesure que nous montons et la vue sur le château médiéval restauré et habité par la famille de Fraissinet se dévoile. Jadis flanqué de quatre tours, il était aussi protégé par les maisons à ses pieds.

Le village médiéval et la chapelle

Le village médiéval et la chapelle

La chapelle Saint Jean Baptiste, construite par un des châtelain est de plan en croix. Elle recèle d’étonnantes fresques médiévales (14 e s.) : Christ en Majesté, chevaliers, Roue de la Fortune, Saint Christophe… et une mystérieuse bande noire : la litre funéraire ou litre seigneuriale peinte pour symboliser le deuil et honorer un défunt. Entièrement restaurée par une association de villageois, la chapelle est désacralisée et fait office de salle de concerts.

Nous continuons à grimper en passant près de l’ancien donjon et, sortant de l’enceinte médiévale, nous atteignons le sommet du village, un plateau planté de pins et de chênes où trône le fameux moulin construit en 1813. » Plus beau que le moulin de Daudet », au dire de notre guide, il peut fonctionner car il a été restauré après la chapelle par l’Association Renaissance du moulin en 2000. Le toit en bois et tous les mécanismes (ailes, voiles, rouet, arbre tournant, meules tournante et gisante, trémie… sans oublier un oiseau et un bien joli cheval servant au meunier pour entendre la vitesse de rotation) ont été refaits dans les règles de l’art. Nous imaginons avec peine et envie que notre moulin à Arpaillargues (dans le bois du moulin à vent) devait être semblable !

Le moulin du XIXe s.

Le moulin du XIXe s.

Nous sommes redescendus en empruntant d’autres ruelles ainsi que le portalet (petite porte dans les remparts) jusqu’à la plus ancienne maison du village aux murs tout en opus spicatum.

La balade est jalonnée de panneaux descriptifs des principaux éléments du patrimoine dans un circuit  « Le souffle des mots ». Notre guide n’en manquait pas, jeune et sympathique, elle a pris plaisir à nous transmettre ses connaissances sur son village. Après l’avoir remerciée de son accueil, nous sommes allés nous réchauffer devant un bon chocolat chaud au restaurant de Vénejan. Nos villages gardois sont décidément bien beaux et la découverte de ce patrimoine toujours enrichissant.

 

 

La visite guidée… comme si vous y étiez (extrait) :

Les clochers, le village médiéval :

 
Le château, la chapelle Saint Jean Baptiste :
 
Le moulin à vent :
 

Pour aller plus loin :

Quelques photos de la visite du village

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Jeudi 6 octobre 2016 – Visite d’une cave viticole

 

Le caveau de Grappes et d'Ô

Le caveau de Grappes et d’Ô

Visite de la cave viticole de Rémi Curtil à Bourdic, viticulteur bio de Blauzac, du Domaine de « Grappes et d’Ô ».

Rendez-vous à 11h à la cave ou 10h45 à la salle polyvalente d’Arpaillargues pour co-voiturage.

 

 

 

Ça c'est bien passé
Visite de la cave viticole de Rémy Curtil

Visite de la cave viticole de Rémi Curtil

Rémi Curtil du domaine « De grappes et d’O » nous a reçu à Bourdic dans la cave qu’il partage avec Olivier Valence du domaine « Le Petit Malo ». Tous deux pratiquant l’agriculture biologique.
C’était juste après les vendanges, alors que la récolte rentrée, il fallait s’occuper de la vinification. Avec beaucoup de détails, de clarté et de passion, il nous a présenté son travail et nous a fait goûter quelques vins à des stades différents de vinification.

 

 

Rémi Curtil

Rémi Curtil

Ses vignes se situent sur trois communes : Arpaillargues, Blauzac et Ste Anastasie. La vinification se fait à Bourdic et son caveau de dégustation et de vente se trouve à Blauzac où il habite.
Après une formation en œnologie, il a travaillé en tant que sommelier, entre autre au château d’Arpaillargues et est devenu viticulteur depuis quelques années.
Nous avons pu enregistrer sa présentation et c’est donc lui qui va vous faire découvrir le métier de vigneron, ses choix, ses convictions et son goût pour le travail bien fait, en respect de la nature et avec la recherche du bon vin dont la dégustation doit être un vrai plaisir.

La visite guidée… comme si vous y étiez (extraits) :

Extrait 1 (la cuverie, le vignoble bio, récolte) :

Extrait 2 (élevage) : 

Extrait 3 : 

Extrait 4 : 

Pour aller plus loin :

Quelques photos de la visite de la cave

 

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Lundi 3 octobre 2016 – Oppidum de Nages et Caveirac

Château de Caveirac

Château de Caveirac

Visite du village de Caveirac, son château, son parc et arboretum. Puis direction l’oppidum de Nages, un des plus grands oppida du Languedoc oriental. Visite accompagnée des commentaires de Clément Martin.

Rendez-vous à 10h sur la place du village de Nages. La sortie se poursuivra après le pique-nique à l’oppidum par la visite de Caveirac, son château et l’arboretum du parc du château. Clément Martin qui connaît bien l’histoire de son village natal nous y accompagnera et commentera la visite de l’oppidum.

Quelques mots sur l’oppidum :
L’Oppidum de Nages est un habitat fortifié de l’époque protohistorique (période intermédiaire entre la préhistoire et l’histoire) qui domine la plaine de la Vaunage près de Nîmes. L’étude des vestiges archéologiques trouvés dans les diverses fouilles indiquent une activité humaine allant de la période du Néolithique récent à l’Âge du Bronze et à la période Gallo-romaine.
On y trouve les vestiges des fortifications et d’habitations en pierre sèche.
Pour une visite aérienne : https://youtu.be/uP9GMe1w8d0

 

 

Ça c'est bien passé

Nages est un petit village à 15 km au sud de Nîmes au cœur de La Vaunage (vallée de Nages), bien connu pour son oppidum.

empègue

empègue

Dix huit membres de La Zébrine ont suivi Clément Martin, enfant du pays (ou plus exactement du village voisin de Caveirac) sur le sentier qui, partant de Nages, grimpe jusqu’à l’oppidum en passant par des petites rues aux vieilles maisons ornées d’«empègues» (pochoirs), marques de fêtes votives. Premier arrêt donc pour observer : arlésiennes, fers à cheval, taureaux ou croix de Camargue, apposés par les jeunes en échange de quelques argents pour leur fête.

Fontaine romaine de Nages

Fontaine romaine de Nages

Nous sommes passés ensuite près du bassin romain et de la source du Ranquet qui l’alimentait pour atteindre le plateau où de grands clapas de pierres sèches nous intriguaient.

oppidum de Nages

oppidum de Nages

C’était en fait les ruines de murailles, une des enceintes du village gaulois ou plutôt celte, une communauté de la tribu des Volques Arécomiques qui s’y était installée au 3e siècle avant notre ère jusqu’au 1er siècle après, village qui fut occupé ensuite par les gallo-romains. Il s’agit d’une population de la période protohistorique (après la préhistoire et avant l’histoire) du Néolithique récent, un peuple qui vivait dans des maisons en pierres sèches recouvertes de branches et de boue, pratiquait l’élevage, la culture de céréales, cuisait des poteries (de nombreux tessons furent trouvés) chassait avec des frondes (des galets y sont trouvés) et savait utiliser le fer et construire des murailles, des tours de défenses.

Il existait 5 enceintes successives, un temple, le fanum. Le druide était le personnage le plus important : chef religieux « il s’occupait de tout ». Il n’y avait pas de roi « ces peuples ne le supportait pas » mais des chefs de tribu. Pas d’écriture (si ce n’est l’écriture grecque), c’était des guerriers redoutables qui guerroyaient sans cesse (et exposaient des têtes coupées !). Les seuls écrits relatant leur mode de vie sont des textes romains comme La guerre des Gaules de Jules César.

Clément, avec sa verve habituelle a bien su faire revivre ces populations dans leur habitat. Leurs petites maisons d’une pièce unique, puis plus tard agrandie. Le quartier des artisans hors l’enceinte, les tours de défense dont la tour de trophée. Nous avons suivi un autre enceinte pour arriver au sommet de l’oppidum, magnifique point de vue sur la Vaunage et les villages de Calvisson, Clarensac, Saint-Dionizy, Sinsans… Après un pique nique à l’abri des murs de pierres sèches, certains même bien installés dans les maisons, nous avons poursuivi notre visite jusqu’au village de Caveirac pour découvrir son château et son jardin d’hiver.

Porte du cabinet des peintures du Château de Caveirac

Château de Caveirac

Le Maire du village, ami d’enfance de Clément, nous a guidé dans la visite du château occupé par la Mairie, des commerces et des habitations. Étrange et désolant qu’un des plus beaux châteaux du Languedoc, un « petit Versailles », soit à présent partagé en habitations et surtout traversé par la rue principale (détruisant un beau salon de gypseries !). Un château du 17e siècle, jalousé par Louis XIV, qui avait 118 pièces, 365 fenêtres et (avec l’humour des habitants) voyait 500 villages (ou plutôt Sinsans, l’un des villages!).
Il ne reste de sa magnificence que trois tours aux tuiles vernissées ,un bel escalier avec rampe en ferronnerie, le plafond peint de la salle des mariages, 3 belles cheminées en marbre de Caunes et surtout un petit cabinet recouvert de peintures : rosaces et médaillons pour le plafond à la française, nombreux paysages en différents tableautins, cavalier et soldat romain pour les murs et la porte.

Le jardin d’hiver occupé par un jeu de boule et des jeux d’enfants présente, entre autres, un rare rectangle de très vieux ifs, de beaux arbres de Judée et un très vieux tilleul cher à Clément. Le parc qui le prolongeait fut dessiné par Le Notre, mais il n’en reste rien.

Ce fut une belle journée riche en découvertes qui a encore enrichi notre connaissance sur la pierre sèche si bien pratiquée il y a fort longtemps.

La visite guidée… comme si vous y étiez (extrait) :

Quelques références bibliographiques :

  • L’oppidum de Nages de Maurice Aliger
  • Les châteaux du Bas-Languedoc de Anne Touzery-Salager (Editions Espace Sud)
  • Les Castels oppidum de Nages de Michel Py (Guide de l’A.R.A.L.O)
  • Introduction à l’étude de la protohistoire du Languedoc Oriental de Bernard Dedey et Michel Py ( Association pour la recherche archéologique en Languedoc oriental)

Pour aller plus loin :

Quelques photos de la visite de l’oppidum

Quelques photos des fresques et peintures sur bois du Château de Caveirac

 

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Samedi, dimanche 2 et 3 juillet 2016 – Gordes & Sault

Moulin troglodyte - Gordes

Moulin troglodyte – Gordes

Week-end à Gordes, Sault et St Saturnin d’Apt

La Provence est riche en patrimoine de pierres sèches, nous proposons un week-end sur des cabanes (ou bories) autour du village de bories mais aussi des habitats troglodytes de Gordes et sur les aiguiers de Saint Saturnin d’Apt, sans oublier les belles lavandes de Sault.

Rendez-vous au parking du village des bories de Gordes à 10h samedi.

Visite réservée aux adhérents de la Zébrine.

 

Ça c'est bien passé

Pour la première fois, La Zébrine organisait un week-end de sorties hors de notre département, à la découverte d’un patrimoine de pierre, de pierres sèches ainsi que d’un patrimoine végétal et odorant cher à notre région : la lavande.

Le village de Gordes, bien connu pour ses bories, recèle aussi un patrimoine troglodyte étonnant. Quatorze membres de La Zébrine ont emprunté de bon matin le sentier qui part du village des Bories et descend doucement jusqu’à La Sénancole, cours d’eau à sec qui a pourtant donné son nom à la magnifique Abbaye de Sénanque un peu plus au Nord.

Il y aurait plus de 400 bories à Gordes, un chiffre exceptionnel pour des constructions en pierres sèches exceptionnelles. Nous avons pu admirer à mi pente notre premier groupe de cabanes, car il s’agit bien de cabanes ou cabanons pointus qui ont pris le nom de bories sous l’impulsion d’ethnologues parisiens éblouis par tant de beauté qui leur ont données un nom qui signifie en occitan : ferme, maison des champs. Ce sont de grandes carènes renversées terminées par de grandes dalles de pierre. Il y en a de toutes les tailles, certaines présentent quatre pièces en enfilade.

Le moulin de la Baume

Le moulin de la Baume

Nous avons ensuite grimpé vers un falaise où un long abri sous roche abritait le Moulin de la Baume (=grotte), moulin à huile du 17e siècle, une propriété privée ouverte à la visite, mais bien cachée et peu signalée. Sur 53 m. de long le moulin présente des cuves de stockage des olives acheminées par un boyau creusé dans le rocher depuis des terrasses au dessus plantées jadis d’oliviers ; des meules pour écraser les olives mues sans doute par un mulet (moulin à sang) ; des pressoirs à bancs et à chapelles ou à vis du 18e s. ; des citernes, des rigoles… ainsi qu’un petit logement pour le meunier (voir une description photo ici).
Nous avons poursuivi la balade en passant par la Croix des Baux creusée dans la roche, point de limite entre le Comtat-Venaissin et la Provence pour atteindre une très grande dalle de battage (le blé étant aussi très présent) devant une belle cabane-borie (bien plus haute et grande que nos jolies capitelles).

Il commençait à faire bien chaud et décision fut prise d’écourter la balade prévue, mais tout de même de voir la Maison de la Croix des Baux, autre magnifique habitat troglodyte qui comprenait logement, écuries, magnanerie, bergerie et four à pain sous un long abri sous roche de plus de 50 m. Le pique nique fut pris près d’un maset à l’ombre, clos d’un magnifique mur de pierre sèche d’une facture étonnante, les pierres étant placées en sens inverse, non pas à plat mais toutes verticalement. Le ciel s’obscurcissant, nous avons décidé de rentrer en suivant les chemins bordés de magnifiques murs de pierre sèche (il y en a des kilomètres!) surmontées de pierres en épis pour se rafraîchir et visiter le village de Sault et ses fameuses lavandes.

Lavande près de Saint-Jean de Sault

Lavande près de Saint-Jean de Sault

C’est un beau village perché sur un piton rocheux aux ruelles étroites ( « esquiche mouche », « rompe cul »), aux vielles maisons fleuries de roses trémières et vieux musée véritable cabinet de curiosité riche de fossiles, pièces de monnaies… et même une momie ! La vue est exceptionnelle sur les lavandes en fleurs, en une mosaïque de bleus, de mauves et de gris.
L’hôtel, où nous avons passé la nuit, était modeste mais accueillant, bien choisi par Pascale, et le repas très convivial.

Le lendemain nous avons commencé par aller à la fête de la lavande à Ferrassières.

Une belle charrette bleue (bien sûr) chargée de bouquets de lavandes et de genets trônait au centre du village. Certains ont fait quelques emplettes : lavandes, confitures, miel (de lavande)… d’autres ont assisté à la confection de fuseaux de lavande et testé le jeu des senteurs : hum ! quel plaisir, quels arômes !

Aiguier de Gayeoux

Aiguier de Gayeoux

Nous avons poursuivi à dix sept personnes en direction de St-Saturnin-d’Apt en passant par St-Jean- de-Sault et traverser des champs de lavandes éblouissants : des bleus, des mauves, semés de rose et de jaune, superbes ! Empruntant un chemin de terre nous avons suivi le chemin des aiguiers sous la houlette de Rolande et Jean-Louis cette fois, alors que la veille, Annie et Philippe menaient la « danse ». Nous avons découvert le magnifique Aiguier de Gayéoux, un grand bassin surmonté d’une belle cabane avec rigole d’acheminement de l’eau, abreuvoir, et sur un autre enclos en face, un grand aiguier à découvert près d’une grande dalle creusée de rigoles. Le chemin se poursuit dans le bois de pins, genévriers… à 800 m. d’altitude (c’est dire qu’il faisait plus frais qu’à Gordes) et nous atteignons un superbe ensemble d’aiguiers au dessus d’un village abandonné, l’aiguier de Travignon. Il est composé de deux bassins, l’un couvert d’une voûte et l’autre d’une cabane massive aux très grosses pierres, entouré de grandes dalles creusées de rigoles et de bassins. Le lieu est trop beau et nous y pique-niquons bien à l’ombre. Le sentier s’est poursuivi en une boucle pour atteindre une cabane ronde, toute neuve dans un joli enclos rafraîchissant.

La balade s’est terminée après avoir rejoint un point de vue superbe sur les champs de lavandes fines et de lavandins. Le paysage a été bien sûr immortalisé par une série de photos pendant que certaines cueillaient quelques tiges de lavande poussant dans les buissons.

Un week-end bien complet, riche en couleurs, surprises, et beautés architecturales ou naturelles. Malgré la chaleur de juillet nous avons pu voir tout ce qui était prévu : habitats troglodytes, bories, aiguiers et bien sûr lavande, et nous avons tous bien marché ! Sortie à renouveler sans doute.

Quelques adresses de sites pour prolonger

Quelques photos de la balade

 

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Dimanche 22 mai 2016 – Sortie insectes

Albert Mahé

Albert Mahé devant un nichoir à abeilles solitaires

Visite commentée d’un insectodrome : un espace pédagogique sur la diversité

Albert Mahé nous fera découvrir l’insectodrome qu’il a créé au sein des Truffières d’Uzès de Michel Tournayre.

Au programme : visite du sous sol, rencontre avec les plantes méditerranéennes et leurs particularités, les insectes floricoles, la pollinisation, les hyménoptères, leurs importances et leurs cycles de reproduction, les aménagements (abris, refuges, nidifications…), les insectes rencontrés dans et autour des nichoirs.

Rendez-vous aux Truffières d’Uzès à 10h.

Visite réservée aux adhérents de la Zébrine.

ABEILLEEn attendant la visite, une petite vidéo (extrait à partir de la 11ème minute)

Chroniques Méditerranéennes – Côte d’Azur

 

Ça c'est bien passé

Une douzaine de membres de La Zébrine ont retrouvé Albert Mahé sur le site des Truffières d’Uzès, une grande propriété où le chêne est roi, mais pas seul.

Michel Tournayre, propriétaire des truffières a accueilli Albert, qui y a installé son insectodrome, un coin de nature étonnant tout à coté des plantations dans les 15 hectares de la propriété.

La visite a commencé par la reine du lieu, la truffe, ce fameux champignon. Nous avons suivi Albert dans la fosse pour une visite du sous sol dans une tranchée où apparaissent des couches successives de roche, de terre et d’humus. L’humus apparaît sur 60 cm et progresse de 2 cm par siècle. Nous avons observé les racines mise à jour de chênes toujours vivants, un réseau racinaire incroyable et complexe témoignant de la capacité des arbres à s’adapter au sol calcaire méditerranéen. Si la truffe des garrigues se raréfie depuis l’abandon du pastoralisme, de nombreux arbres et plantes (30) peuvent être mycorhizés pour constituer une truffière : tilleul, noisetier, mais aussi ciste…

L’insectodrome présente des zones bordées de murets de pierre sèche ou de bois, plantées de fleurs et de plantes des garrigues choisies pour leur capacité à attirer des insectes, avec une exposition permanente de nichoirs (ou hôtel à insectes). Les insectes selon leur espèce vont investir soit des trous dans les murs ou les branches, soit des tubes de cannes de Provence (trouvées au bord du Gardon) placées dans les nichoirs ou s’enfouir dans le sable.

Le site est beau et didactique. Les nichoirs, sortes de totems ou de cabanes, s’intègrent très bien à cet espace de garrigue, leur mission est de dynamiser le développement des insectes. Ils sont placés au milieu d’une diversité de plantes qui fournissent le nectar utile à leur croissance.
Le Fenouil ou autres plantes légères comme la férule attirent le Machaon, superbe papillon porte-queue, le Panicaut (aux feuilles épineuses). Le Buplèvre, la Céphalaire, la Scabieuse, le Pissenlit, la Rue, la Sauge… en attirent d’autres. Du bois mort au niveau du sol sert d’abri et de nourriture aux larves du Rhinocéros (scarabée).

Albert a beaucoup insisté sur l’interaction des plantes et des insectes.
Il nous a présenté quelques tubes transparents tirés des nichoirs dans lesquels les abeilles (osmies) ont déposé leurs œufs et que l’on peut observer aisément (60 à 115 mm de long ; 1 à 12 mm de diamètre).
Les insectes ont 6 pattes et des ailes et 3 parties : tête, thorax et abdomen. C’est une grande famille composée entre autres de 31 % de Diptères (mouche et moustiques), 30 % de Hyménoptères (abeilles) ; 20 % de Lépidoptères (papillons) et 12 % de Coléoptères (insectes à élytres comme les scarabées, les coccinelles ou hannetons). Il y a 1 000 espèces d’abeilles en France dont 90 % de solitaires.

Albert fait partie de groupements des sciences participatives comme Vigi-nature ou Spipoll (suivi photographique des insectes pollinisateurs). Il transmet des observations et photos pour constituer une grande banque de données. « Il faut être acteur, donner envie de chercher (livres ou internet) ». Il insiste sur le partage des connaissances et observations., sur le rôle majeur de la prise de conscience de la richesse de la biodiversité à protéger.

Quelques livres présentés pour approfondir la sortie

  • Insectes de France et d’Europe occidentale de M. Chinery (Flamarrion),
  • Insectes et principaux arachnides de H. Bellmann (Vigot),
  • Insectes de Méditerranée de G. Le Guellec (Edisud),
  • Toutes les fleurs de Méditerranée de M. Blamey et C. Grey-Wilson (Delachaux et Niestlé).

Quelques adresses de sites pour prolonger

Quelques photos de la balade

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Dimanche 1er mai 2016 – Sortie orchidées

Céphalanthère - détail

Céphalanthère – muguet des montagnes

Les orchidées de Cassagnoles avec Yves Maccagno, spécialiste des arbres remarquables, des oiseaux et de ces curieuses fleurs.
Les garrigues de Cassagnoles ont été préférées au Mont Bouquet initialement prévu.

Rendez-vous à la mairie de Cassagnoles à 10h. Prévoir le pique-nique.

Balade réservée aux adhérents.

Ça c'est bien passé

Par un grand vent bien frais une douzaine de membres de la Zébrine ont suivi Yves Maccagno sur les sentiers de Cassagnoles son village. Le Mont Bouquet choisi au préalable ne pouvait permettre d’observer que 3 espèces d’orchidées alors que nous en avons observé 9 à Cassagnoles.
Ces jolies fleurs mystérieuses poussent en nombre sur le sol calcaire de notre région. Il en existe 25 000 espèces dans le monde et 200 en Europe.
Ce sont des plantes terrestres vivaces à double bulbes ou à tubercule ou rhizome. Elle n’ont pas besoin de beaucoup de terre dont elles se servent comme point d’appui et où elles puisent des sels minéraux mais elles ont surtout besoin de lumière. Elles ont la particularité de vivre en symbiose avec un champignon.
Les fleurs placées en grappe ou en épis s’épanouissent de la base vers le sommet. Elles comportent 3 sépales et 3 pétales, dont un plus gros le labelle qui sert de leurre imitant un insecte afin d’attirer l’insecte pollinisateur, un éperon nectarifère, des pollinies, un pétiole (ovaire) comme la vanille (issue d’une orchidée tropicale).
Son nom viendrait du grec orkhis = testicule (les doubles bulbes).

Voici les orchidées observées au fil de la balade sur les collines de Cassagnoles.

Le Limodore à feuilles avortées : Limodorum abortivum
Haute orchidée violacée qui n’a pas de feuille à la base de la hampe florale qui peut atteindre 80 cm.
Les feuilles sont appliquées sur la tige violette, les fleurs sont peu nombreuses.

Les Ophrys
Les ophrys sont des fleurs méridionales (ophrys = sourcil en grec). Ses fleurs peuvent pivoter à 180° pour attirer l’insecte mâle. La fleur éclos en même temps que l’insecte mâle, avant la femelle. Elle produit les phéromones semblables à celles de la femelle pour attirer le mâle qui va polliniser en se posant sur le grand labelle fausse femelle. A chaque orchidée un insecte particulier.

L’Ophrys bécasse : Ophrys scolopax
a un labelle trilobé brun sous un calice de sépales roses, prolongé par un bec jaune.

L’Ophrys jaune : Ophrys lutea
petite orchidée robuste et commune ; son labelle est bordé de jaune.

L’Orchis militaire ou guerrier : Orchis militaris
a 3 sépales en casque, ses pétales rosés ressemblent à un petit bonhomme (2 bras 2 jambes) casqué.
Il est grand et peut atteindre 50 cm.

L’ Orchis pourpre : Orchis purpurea
Ce très grand orchis qui peut mesurer jusqu’à 80 cm a ici 40 cm. Ses fleurs sont nombreuses et veinées de pourpre, le casque est brun et couvre aussi des pétales en forme de petits bonshommes.

L’Orchis brûlé : Orchis ustulata
a un parfum vanillé. Ses fleurs ont un dégradé de couleurs du bas en haut. En pyramide noir en haut (casques brun rouge) plus foncé que les lamelles en forme de petits bonshommes rosés. Il peut mesurer 30 cm.

Le Céphalanthère à feuilles étroites : Céphalanthera longifolia
Cette belle orchidée qui ressemble à du muguet en ce 1er mai a de longues feuilles en épée, des fleurs blanches en clochettes, elle ne pratique pas de phénomène de rotation.

L’Ophrys araignée ou litigieux : Ophrys araneola
Petite Ophrys assez répandue elle ressemble à un insecte ou une araignée; le labelle circulaire et bombé est brun bordé de jaune.

L’Orchis mâle : Orchis mascula
Grand Orchis, il peut mesurer 60 cm. Il est d’un beau rose pourpre et porte un éperon dressé.

Nous avons pu aussi observer différentes plantes et arbustes comme :
Le Lentisque térébinthe aux belles grappes de boutons pourpres.
Le Phlomis aux feuilles gris-vert cotonneux et à l’épis qui donnera une fleur jaune.
L’Aristoloche à feuille ronde.
L’Astragale de Montpellier aux fleurs rampantes.
La Lunetière aux fruits comme des lunettes.. .

La balade s’est terminée à l’abri du « mistral noir » chez Yves et Sylvie qui nous ont permis de pique niquer au chaud.
Un moment bien agréable, d’autant que Yves a bien voulu nous jouer quelques morceaux sur ses pianos à queue. Nous les remercions de cette hospitalité musicale !

Quelques photos de la balade

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Samedi 16 mars 2016 – Blauzac, les cabanes et le village

 

Les 3 capitelles appelées "Le Château"

Les 3 capitelles appelées « Le Château »

Le circuit de capitelles de Blauzac est depuis longtemps célèbre grâce à l’Association de la Librotte qui a engagé un long travail de restauration des cabanes et murs de pierres sèches… qui nous font pâlir d’envie. André Ferrand nous propose de les découvrir ainsi que le village et la fameuse stèle anthropomorphe qu’il a découverte.

Rendez-vous à la salle polyvalente de Blauzac à 14h.

Ça c'est bien passé

 

Sous un beau soleil de mars, une douzaine de personnes a suivi André Ferrand et quelques membres de la Librotte dans la découverte de Blauzac. André est un vrai Blauzacois, « chef de chantier » de l’Association La Librotte, spécialiste de la pierre sèche, qui a remonté avec l’aide de différents membres (40 pour l’association et une vingtaine pour les chantiers qui se retrouvent une fois par mois pour continuer à remonter les murs des parcelles communales qui constituent le site et le circuit des capitelles.

Le groupe des 3 cabanes est bien sûr le point d’orgue du circuit, le plus bel ensemble de cabanes de la région. Mais André nous a fait aussi découvrir les abris de chasse de la parcelle voisine, 5 au total, dont une des cabanes recèle un piège pour les oiseaux gourmands qui venaient picorer les grains mis à dessein alors qu’avec une ficelle, bien caché dans l’abri, assis sur un petit banc de pierre, le chasseur déclenchait le piège. La parcelle a également un puits et une canalisation couverte qui alimentait sans doute le petit réservoir des 3 cabanes.

La balade s’est pour suivi dans les enclos voisins, celui du théâtre de verdure, bien connu des amateurs du Festival du Conte en Uzège, qui possède aussi un bassin près d’une belle cabane.

Chaque capitelle a une particularité. Comme par exemple, la petite cabane complètement incluse dans le mur-clapas, celle de l’olivette qui possède des pieds-droits en pierre d’Uzès, une autre datée sur sa dalle faîtière de 1794, une autre a un très grand arc de décharge, la plus grande des 3 cabanes a plusieurs bouches d’aération pour ventiler la cueillette des olives avant d’être ramenée au village, certaines ont des cheminées et la  cabane pyramidale de Guiraud a plusieurs fenestrons dont l’un au-dessus de la porte et un civon, sans doute pour traiter la vigne qui l’entoure.

Blauzac était un village fortifié dont il reste quelques témoignages : le fort, une tour de défense qui faisait partie des remparts qui protégeaient le village et le château seigneurial près de l’église. Le village possède plusieurs grandes bâtisses dont l’une est remarquable par sont porche d’entrée en forme de fer à cheval et surmonté d’une tête de cheval témoignant du métier de maquignon de son ancien propriétaire.

Une autre curiosité de la commune : une vigne enserrée dans le bâti du village à proximité de presbytère et du temple.

Notre balade s’est terminée chez André Ferrand, chemin des capitelles, où nous avons pu détailler à loisir la statue menhir, stèle anthropomorphe qu’il a trouvé sur une décharge dans la garrigue : tête, bras, crosse, ceinture, jambes et cannelures stylisées nous ont bien intrigués. Les membres de la Librotte nous ont alors offert le verre de l’amitié et un petit goûter bienvenu après cet agréable balade au soleil.

>> pour en savoir plus sur le circuit des capitelles de Blauzac.

Quelques photos de la balade

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Dimanche 17 janvier 2016 – Les capitelles de Milhaud

Capitelle-abri incluse dans le mur d'enclos

Les Cabanes de Milhaud (près de Nîmes) avec Jacky Maurin, un des deux bâtisseurs en pierres sèches de notre cabane de Coste Joulène. Ces cabanes sont un peu différentes des nôtres. A chaque lieu, une forme particulière.

Rendez-vous à la salle polyvalente d’Arpaillargues à 13h30 pour covoiturage ou à 14h30 rue des Pins près du cimetière de Milhaud.

Ça c'est bien passé

Sous un beau soleil de janvier, 12 membres de La Zébrine (bien couverts) ont suivi Jacky Maurin sur le sentier des capitelles de Milhaud.

Une découverte pour beaucoup qui n’imaginaient pas que cette petite ville, si proche de Nîmes, avait un tel patrimoine de pierres sèches, sur ses hauteurs dans les garrigues.
A chaque lieu sa pierre nous a précisé Jacky. Ici, ce sont de petites pierres plates de calcaire dur. Ce qui va induire une technique et une architecture particulières.
Nous avons vu 16 capitelles, toutes différentes et bien différentes de celles de l’Uzège, que l’on peut regrouper en 2 grandes familles.
Des cabanes plutôt petites et incluses totalement dans le mur, dont elles ne se distinguent que par un léger arrondi juste au-dessus de la porte. Plus abri que cabane elles peuvent aussi être construites à l’angle des murs. Elles ont une porte très étroite et plutôt basse avec un encadrement incliné portant un petit linteau. Parfois l’entrée se poursuit en couloir étroit qui tourne à angle droit. Elles n’ont pas le double encorbellement mais une seule peau (parement).
D’autres plus grandes sont de plan carré au départ (comme un maset) surmonté d’un dôme bas. Elle ont la particularité d’avoir une citerne ou cuve, avec une arrivée d’eau incluse dans le toit. La citerne de la « capitelle des pins » fait 360 litres (creusée sous la cabane). Certaines ont aussi une cheminée, mais aucune n’est datée.
De nombreuses capitelles ont été restaurées et même totalement reconstruites par l’équipe de bâtisseurs de l’Association « Garrigue Font des chiens » créée en 1995. Jacky a précisé qu’ils étaient souvent une dizaine sous les conseils de Maurice Roustan, et qu’ils en ont restauré une quinzaine en 20 ans.
De nombreux enclos étaient plantés d’oliviers (comme chez nous), dont il ne reste que de belles vieilles souches, certaines parcelles étant encore cultivées.
Nous avons aussi noté la présence de masets récents et en mauvais état (pillés). La garrigue de Milhaud est proche de la nôtre et encore plus de celle de Nîmes : beaucoup de chênes et surtout Kermès, Cistes… Coronilles en fleurs.
La balade de 7,5 km se termina par la dégustation d’un beau gâteau des rois et nous avons retrouvé les voitures à la nuit tombée !

Nous remercions Jacky, guide précieux et bâtisseur acharné.

>>> pour en savoir plus sur les capitelles de Milhaud et les activités de l’association « Garrigue Font des chiens ».

Quelques photos de la balade

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