La Zébrine

Association de valorisation du patrimoine rural d'Arpaillargues-Aureilhac

12 juin 2017 – Grotte de la salamandre

Grotte de la salamandre : la grande salle

La grande salle

Visite de la grotte de la salamandre à Méjannes-le-clap accompagnée par Marcel Watier l’un des découvreurs.

Rendez-vous : 9h30 au parking de la salle polyvalente d’Arpaillargues pour co-voiturage.

Quelques mots sur la visite :
La visite guidée sera suivie d’un pique-nique au bord de la Cèze sur la plage du Roy.

 

Ça c'est bien passé
En route vers la grotte

En route vers la grotte

Par un beau soleil et une chaude température allant de 33 à 37° (!), un groupe de dix huit Zébriniens guidé par Marcel Watier a descendu le petit chemin boisé qui conduit à la Grotte de la Salamandre, site Natura 2000, perdu au milieu des bois entre Méjannes-le-clap et St-André-de-Champclos.

Les bâtiments en bois s’intègrent fort bien dans la garrigue boisée environnante et la terrasse est comme la proue d’un navire flottant sur les chênes verts.

 

Marcel Watier

Marcel Watier est le doyen de La Zébrine et qui plus est, il est né à Arpaillargues au Mas Pradier. Parmi ses nombreuses activités, il fut le créateur du Club de spéléologie du Gard avec André Bonnet géologue et Robert de Joly et l’un des découvreurs de la Grotte de la Salamandre. Il a fait partie du groupe d’une quinzaine d’Uzétiens et Nîmois qui ont exploré cette grotte en 1965.

Marcel Watier

Marcel Watier

Il nous a expliqué avec modestie, qu’étant un des plus âgés du groupe (30 ans) , il a organisé cette exploration avec des jeunes de 15-16 ans qui sont restés 8 jours à explorer la grotte éclairée de leurs lampes à acétylène (réserve à la ceinture, casque avec photophore, bec et briquet).  Pour descendre les 50 ou 60 mètres de l’aven ils ont utilisé une échelle de Joly, (en câble et duralumin inventée par cet ingénieur bricoleur qui a découvert l’aven d’Orgnac).

 

La grotte

Point de traces animales ou humaines préhistoriques dans cette grotte dont l’ouverture est un aven. Le couloir d’accès actuel a été aménagé pour faciliter la visite et seule la salamandre (comme celle trouvée lors de la première descente, d’où son nom) et quelques chauves-souris fréquentent ce lieu.

Tous ceux qui ne connaissaient pas la grotte (la moitié du groupe) ont été émerveillés par les nombreuses stalactites ou stalagmites en forme de cierges, de colonnes, de méduses… et autres piles d’assiettes, mais ceux qui, comme nous (les rédacteurs) la connaissaient (et ont même assisté à un concert, que nous recommandons) ont été tout autant émerveillés. L’éclairage allant du naturel aux couleurs, non seulement révèle les détails des sculptures mais évite l’installation des mousses.

Draperies et stalagmites

Draperies et stalagmites

La guide de la grotte connaissait bien son sujet et a attiré notre attention sur de nombreuses particularités comme les concrétions excentriques, les grandes colonnes brisées en trois morceaux telles les ruines d’un temple romain, les draperies cristallines et autres merveilles. Un enregistrement « maison » vous en dira beaucoup plus, de cette vaste grotte où dans la grande sale pourrait, dit-elle, tenir la cathédrale Notre Dame : c’est la plus grande cavité aménagée d’Europe.

Nous avons dû quitter l’agréable fraîcheur (12 ou 13°) de la grotte pour affronter la chaleur extérieur (20° d’écart !) et retourner aux voitures pour descendre à l’ombre des bords de La Cèze à la Plage du Roy pour un agréable pique-nique sous le regard des chèvres sauvages et tout à côté d’un magnifique Lys martagon.

Encore une belle visite de découverte des trésors de notre région.

Pour aller plus loin :

 Quelques photos de la visite

La visite comme si vous y étiez (extraits)

 

 

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