La Zébrine

Association de valorisation du patrimoine rural d'Arpaillargues-Aureilhac

Étiquette : 2018

15 novembre 2018 – Visite du musée de Maison rouge

Le musée de Maison Rouge

Le musée de Maison Rouge

Visite Musée des vallées cévenoles de Saint-Jean-du-Gard.

Ancienne filature, le musée retrace la vie quotidienne des Cévennes dans les siècles passés, avec en priorité les activités liées au châtaigner et à la soie.

Rendez-vous : 11h au parking de la salle polyvalente pour co-voiturage. Repas à la Taverne du Musée, suivi de la visite guidée à 14h30.

Ça c'est bien passé

La visite du Musée de Maison rouge à Saint-Jean-du-Gard a rassemblé 18 membres de la Zébrine.

Maison Rouge

Ce tout nouveau musée des vallées cévenoles occupe une ancienne filature de soie (la Grande rouge) au centre du village, rue de l’industrie, un lieu bien industrieux. C’est d’ailleurs une des premières filatures a être équipée d’une chaudière à la Gensoul et la dernière à fonctionner jusqu’en 1965.

Les Zébriniens à la sortie du restaurant

Les Zébriniens à la sortie du restaurant

Le bâtiment

Un beau bâtiment aux grandes fenêtres caractéristiques des filatures (fenêtres que l’on peut reconnaître aisément dans de nombreux villages de la région, et même à Uzès), flanquée d’une haute cheminée pour la chaudière à vapeur et d’un bel escalier en fer à cheval aux balustres en terre cuite. Nous avons emprunté cet escalier après avoir agréablement déjeuné à la Taverne du musée au rez de chaussée.
A cet élégant bâtiment ancien fut rattaché un tout nouveau bâtiment recouvert d’un haut mur de pierre sèche de schiste très contemporain et austère (maçonné à parement sec) où est inscrit en creux dans la pierre le nom de Maison rouge. Ceci visible du parking et du jardin en cours de réalisation mais comprenant déjà des cépages locaux sur une treille comme il se doit et de nombreuses plantes locales en un parcours botanique. Deux petits bâtiments en forme de tourelles appelés « salon de thé » et « éolienne » complètent un ancien circuit d’eau. Ceci étant pour l’extérieur, l’intérieur tout aussi beau laisse une grande place au châtaignier (arbre à pain des Cévennes) : rampe, escalier, présentoir, bancs, murs… c’est « un bâtiment de béton, schiste et châtaignier » nous précise la guide.

Les Cévenols

Les Cévenols

Les collections

Les collections très riches de 10 000 objets présentés (et 20 000 dans les réserves) nous racontent les Cévennes. Les objets, rassemblés depuis de nombreuses années par Daniel Travier, fondateur du Musée, étaient à l’étroit dans les anciens locaux, ils ont bénéficié d’une présentation contemporaine et scientifique. Ils nous donnent à comprendre la vie, le savoir-faire et l’histoire des Cévennes, l’histoire de ses hommes et des objets qu’ils ont fabriqué et qui leur ont permis de vivre dans cette région belle mais rude. D’ailleurs, ces cévenols du 19e s. nous accompagnent partout en de très grandes et superbes photos anciennes, des vidéo…

 

L'atelier de filature

L’atelier de filature

L’ancienne filature

Tout ce qui a trait au vers à soie, à son « éducation »et à la filature est présenté dans les anciens bâtiments. Devant l’alignement des bassines et des métiers on s’y croirait presque mais il manque le bruit, la chaleur et l’odeur. Le métier de fileuse n’était pas de tout repos, en témoignent les règlements exigeants, et pourtant, ce qui sortait de leurs mains était magnifié en tissus précieux !

 

Cuisine cévenole

Cuisine cévenole

Le nouveau bâtiment

Le bâtiment contemporain présente en plusieurs thèmes : histoire, paysages, productions agricoles,châtaignier, élevage, sériciculture, vie domestique, conscience identitaire, bref toutes les richesses végétales, animales et humaines. Sont déclinés : le mûrier, le châtaignier et tout ce qui s’y rapporte, le métier de berger jusqu’à la fabrication du fromage, celui du cultivateur avec de nombreux outils, le sabotier, le colporteur avec un beau mulet coiffé de plumes rouges et chargé de grands sacs, les marchés, la terre cuite avec les fameux pots d’Anduze qui courent le long des escaliers… bref toute la vie de ces hommes industrieux et habiles. Sont évoquées aussi la religion avec le protestantisme, la diffusion des idées par les livres d’une belle bibliothèque bourgeoise… On retrouve des scènes présentées dans l’ancien musée : la cuisine, la chambre… et ce n’est pas sans nous rappeler la visite de la ferme caussenarde en juin.
Un bien beau musée où nous devons chacun retourner pour approfondir notre visite.

L’exposition temporaire

Une visite qui se termina la tête dans les étoiles. De superbes photos de paysages et de ciels nocturnes se trouvaient au dernier étage, réalisées par Carole Reboul (Cévennes étoilées) car le Parc Naturel des Cévennes est aussi une « Réserve internationale de ciel étoilé« , un nouveau et très récent label, un nouvel atout, et ce n’est pas pour nous surprendre !

Pour aller plus loin :

Quelques photos de la visite

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30 octobre 2018 – Visite de l’oppidum de Marbacum

Buste d'un guerrier gaulois

Buste d’un guerrier gaulois

Visite du 30 octobre 2018 : Visite de l’oppidum de Marbacum.

Visite guidée par Bernard Malzac et Patrice Hurlin, propriétaire du site.

Ça c'est bien passé

Une vingtaine de membres de La Zébrine a rejoint Patrice Hurlin sur son domaine de Castelvielh à Russan, commune de Sainte-Anastasie.

Marbacum, un des Oppida autour de Nîmes

Une fenêtre de beau temps entre des épisodes pluvieux, voire cévenols, nous a permis de découvrir l’Oppidum de Marbacum, l’un de la vingtaine d’Oppida qui entouraient Nîmes, la capitale des Volques Arécomiques. Tous situés sur des hauteurs comme l’Oppidum de Gaujac, le Camp de César de Laudun, l’Oppidum de Nages… l’oppidum de Castelvielh ou Marbacum (ou Prossianum ou Voroangus) domine le village de Russan et le Gardon. Il fut occupé par l’homme du Néolithique à nos jours, en témoignent de nombreux objets et vestiges trouvés sur les lieux et visibles entre autres au nouveau Musée de la romanité de Nîmes. Le plus fameux est le buste d’un guerrier présenté il y a 2 ans au Pont du Gard lors d’une exposition consacrée aux Gaulois, aujourd’hui à Nîmes, qui fût trouvé à Marbacum.

L’oppidum

Vue générale du site de Marbacum

Vue générale du site de Marbacum

Il fallait bien sûr faire preuve d’un peu d’imagination pour retrouver les différentes murailles de pierres successives qui ressemblaient à de grands clapas. Seule une portion de mur en gros rochers rectangulaires a échappé à la carrière de pierres qu’était devenu le site (comme de nombreux châteaux et églises) au 20e siècle. Nombreux enrochements comme à St Chaptes proviennent des murailles de Marbacum. Plus de 1000 chargements de camions ont emporté les pierres des remparts de 1957 à 1979.
Demeure encore en place une grande citerne, les bases d’une tour ronde et d’une tour carrée où furent trouvées des morceaux de colonnes (visibles devant le mas de Castelvielh). La trace d’un habitat ovale du Néolithique subsiste dans les broussailles et une quantité impressionnante de morceaux de tuiles romaines (tégulae) et de dolium (grandes jarres) jonche le sol.

Une vue panoramique sur le pays des Volques Arécomiques

Le site surplombe le Gardon et ses falaises où on peut apercevoir le Castellas, un castrum de défense et de contrôle détruit en 1633, le moulinas, vieux moulin de l’Evêque, des grottes (comme La Baume Latrone qui présente des peintures de mamouths plus anciennes que celle de la grotte Chauvet ! )…
Côté Nîmes, on distingue la tour de Tolozan et la trace de l’ancien chemin antique : la voie des Helviens devenue Antonine et enfin chemin des oules qui traverse le Gardon à gué. Ce qui a permis à notre guide de donner une interprétation de l’étymologie du mot Gardon : issu de wardo, rivière guéable.
On peut aussi admirer le Pont et le village de Russan à nos pieds, le Mont Lozère, le Mont Bouquet…Bref une superbe vue.

Patrice Hurlin

Patrice Hurlin

De nombreux objets archéologiques

Patrice Hurlin nous a signalé la présence sur le site de nombreuses pièces de monnaies antiques en provenance de la méditerranée et même de plus loin, mais aussi d’une épée et de nombreux objets en métal et en céramique qu’il conserve dans une pièce-musée.

Le site fait l’objet de différents classements : Monument historique depuis 1979, Natura 2000, Réserve de la biosphère…

Un site intéressant, découvert par une des premières journées de froidure et que chacun peut continuer à découvrir sur le site Internet de Patrice Hurlin : www.marbacum.fr ; ainsi que dans le livre qu’il a publié : L’histoire à Sainte-Anastasie. Fragments d’histoire locale de la préhistoire au début du XXe siècle.

Pour aller plus loin :

Quelques photos de la visite

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28 septembre 2018 – Une après-midi de bouturage

Démonstrtaion de bouturage par Jean-Pierre

Démonstration de bouturage par Jean-Pierre

Visite du 28 septembre 2018 : De l’art de bouturer des rosiers.

Le mois de Septembre est bien le meilleur moment pour pratiquer la bouture de rosier. Gilberte et Jean-Pierre (spécialistes bien connus), nous invitent à un petit atelier d’initiation à la bouture de rosier.

Roses Pierre de Ronsard

Rosier Pierre de Ronsard

Rendez-vous chez Françoise et Jean Pierre Ellena, Lotissement Saint-Lô, chemin de la Barboye (au bout du chemin goudronné qui conduit à la cabane de Coste Joulène).

Ça c'est bien passé

Une dizaine de membres de la Zébrine étaient donc réunis chez Jean-Pierre et Françoise Ellena à Arpaillargues pour écouter les explications et échanger sur la culture de ces magnifiques fleurs.

En préambule, tous deux déclarent que le sud n’est pas vraiment un pays de rosiers, et pourtant Jean-Pierre en a plus de 100 et Gilberte nous a bien fait découvrir ceux de Grignan !! Cela dit , c’est en dégustant des sirops aux plantes et des gâteaux ainsi qu’en poursuivant d’agréables discussions que nous avons suivi notre atelier. Apprentissage et plaisirs conviviaux vont de pair !

Voici un petit résumé de ce que j’ai pu noter :

  • Atelier bouturagePrendre de belles branches aoûtées et des pots pas trop grands et plutôt hauts.
  • La branche doit avoir 3 ou 4 yeux. Il faut couper droit la partie à enterrer et en biais, 1 cm sur l’œil avec un sécateur bien affûté dans le sens opposé à l’œil, et laisser ou pas un toupet de feuilles et retirer à la main les autres feuilles.
  • Enfoncer la branche de 1/3 avec un bourgeon (œil) enterré. Placer le pot (avec 1 ou 3 boutures) contenant moitié de terreau et moitié de sable à l’abri : pas de vent, pas de soleil. Tenir humide après avoir bien arrosé.
  • Placer éventuellement (les 2 spécialistes ont des techniques différentes) un sac en plastique au départ (évite d’arroser pendant 1 mois). Placer dans la serre en hiver et laisser 1 an avant de rempoter. Ne pas oublier de mettre le nom et la date sur le pot.
  • Les rosiers qui se bouturent le mieux sont : Pierre de Ronsard, Ghislaine de Féligonde, Red parfum, Albertine, Sourire d’Orchidée, Zéphirine
  • Cette technique de bouturage peut s’appliquer à d’autres plantes et arbustes comme le Seringa.

Atelier bouturage

D’autres techniques de multiplication :

  • le marcottage où il faut placer la branche dans la terre après avoir fait une entaille.
  • la bouture à crossette, avec un talon d’une autre tige plus ancienne.
  • le drageon. Certains rosiers drageonnent naturellement comme les Roses de Damas, Thérèse Bugnet, Les Rugosa parfumés et épineux, le rosier Hansa (rose fuchsia, jamais malade !)

Certains rosiers de Jean-Pierre étaient encore en fleurs pour la 2ème ou 3ème fois, ce qui bien sûr a suscité notre admiration et notre envie, mais nos boutures sont en devenir !

 

Quelques photos de l’atelier

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7 octobre 2018 – 3ème Fête des confitures et autres mixtures

La Zébrine organise le 7 octobre 2018 la 3ème édition de la Fête des confitures

Aureilhac

Aureilhac

Ce sera la fête de la gourmandise partagée où l’on s’échangera recettes, petits secrets de fabrication et pots sur la Place du pouzet à Aureilhac.
Comme l’année dernière, la fête est ouverte à tous les amateurs de « confitures et autres mixtures » : simple gourmet avec une envie de goûter aux gourmandises fait maison, novice dans la fabrication de confitures ou de liqueurs, découvreur de recettes originales ou simplement curieux à la recherche des conseils.

 

Le Citre à l’honneur !

Préparation de la confiture de citre

Préparation de la confiture de citre

Cette année, nous fêterons la Gigérine ! Appelée également Pastèque à confiture, Cougourdo verdo ou Merevilho en provençal, le Citre est un fruit d’automne un peu délaissé car ne se consommant que cuit en fruit confit ou en confiture. Pourtant la confiture de Citre, agrémentée de citron, orange, vanille ou gingembre est une merveille et un délice. La goûter, c’est l’adopter : alors, venez vous en convaincre en dégustant celle que les membres de la Zébrine vous ont préparée.

 

Cette année encore participez au TROC DES CONFITURES

Le troc des confituresVous avez des spécialités « maison » et souhaitez les faire partager et découvrir d’autres recettes…
Alors, venez avec vos pots de confitures et autres mixtures pour les proposer à la dégustation et pour échanger avec d’autres amateurs. Le principe est simple : « un pot contre un pot ». Vous apportez vos pots de « confiture ou autre mixture » de votre fabrication, vous faites goûter, vous trouvez l’âme soeur, vous échangez vos pots.

Dégustation tout au long de la fête

Fête des confitures 2017

Fête des confitures 2017

Vous pouvez aussi venir en simple gourmand prendre une citronnade et déguster une crêpe à la confiture maison.

La Zébrine vous a confectionné quelques pots de confiture de Citre que vous pourrez goûter et acheter si vous voulez partager chez vous (vente au profit de l’association pour la préservation et la valorisation du patrimoine du village).

Il sera également possible d’acheter les confitures des « troqueurs » si on n’a pas de pot à, à échanger !

Pour aller plus loin :

Le citre, un fruit oublié pour de délicieuses confitures

 

Ça c'est bien passé

La place du Pouzet d’Aureilhac, juste derrière l’ancienne église romane fortifiée, autour du puit (le pouzet), a accueilli la 3e Fête des confitures de la Zébrine.

Près d’une centaine de gourmands se sont retrouvés pour goûter la confiture de citre, fruit du jour, mais aussi de figues, abricots, rhubarbe, prune, orange (agrémentée de whisky, mais oui), melon, groseilles… Il s’agissait comme d’habitude de troquer un pot contre un pot, mais on pouvait aussi acquérir les pots de citre confectionnés par les zébriniens le 18 septembre à Aureilhac.

Une dizaine de membres s’était retrouvé pour découper les deux gros fruits ovales à la peau zébrée de vert et à la chair blanches, donnés par Angel et Dominique (plus de 8 kg chacun). Après avoir épépiné cette pastèque à confiture, le citre a de nombreux noms selon les régions (ci joint le texte de présentation) et les avoir découpés en cubes ou en lamelles, on a récupéré 15 kg de chair que l’on s’est partagée . Chacun a rajouté 500 gr de sucre par kg, des citrons ou des oranges (ou les 2 pour relever) et les a fait cuire en 2 ou 3 fois (après macération) pour obtenir des morceaux translucides presque confits : un délice.

Les pots de confiture de citre

Les pots de confiture de citre

La cinquantaine de pots étaient installés sur les présentoirs de carton réalisés par Christine, un beau citre rond donné par Dominique et Marie trônait sur la margelle du puits non loin de sa copie en carton. Les nappes à carreaux rouges, les lanternes et les flyers égaillaient la jolie place ensoleillée.

Des cadres présentaient les activités de l’association, les fruits mis à l’honneur, les recettes des confituriers du village dont il restait encore quelques exemplaires à acquérir pour 3 €. Même prix pour les pots de citre qui se sont envolés rapidement. Les crêpes de Dieter et Irmgard étaient moelleuses à souhait, fourrées de différentes confitures et ont ravi les participants, qui devisaient agréablement autour de recettes, de fruits, de vacances et bien d’autres sujets, devant les tables chargées des confitures à troquer.

Tous avaient le sourire et paraissaient heureux de se retrouver là. Certains Arpaillarguois redécouvraient Aureilhac oublié depuis leur enfance ou le découvrait après 30 ans d’installation au village. Les amis uzégeois, pour la plupart, le découvraient et le trouvaient bien beau, d’autres découvraient même le citre, ainsi que la confiture de la bleue de Hongrie de Marie Poizat venue présenter ses créations pour l’occasion.

Le but de la journée était atteint : le plaisir et la découverte d’un patrimoine local et méconnu.

Merci à tous ceux qui ont permis cette belle après midi et en particulier Irmgard et Dieter, Françoise et Jean Pierre, Anne et Dominique, Christiane, Christine, Liz, qui ont répondu à la proposition de Philippe et Annie !

 

Les préparatifs (confection des confitures de citre)

 

Quelques impressions numériques de la fête

 

 

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12, 13 et 14 juin 2018 – Le Causse Méjean et les Gorges de la Jonte

Les Gorges de la Jonte

Les Gorges de la Jonte

Cette proposition de séjour, balades et visites nous est faite par Irmgard et Dieter qui connaissent bien la région et nous ont sélectionné des lieux et paysages qu’ils ont envie de nous faire découvrir. Ils nous servirons de guide et se proposent de faire les réservations nécessaires. Ils ont même prévus les solutions de replis en cas de mauvais temps ou pour les personnes ne souhaitant pas s’aventurer sur les chemins empierrés.

Rendez-vous : 8h au parking de la salle polyvalente.

Quelques mots sur la promenade :
En passant par le Mont Aigoual, Nîmes-le-vieux, Hyelzas et la ferme caussenarde, Cassagnes et le Causse Méjean, les Gorges de la Jonte et la Maison des vautours, Millau et la Couvertoirade .

 

Ça c'est bien passé
Table d'orientation de l'Aigoual

Table d’orientation de l’Aigoual

Ça commence par l’Aigoual

Le voyage vers le Causse Méjean et les Gorges de la Jonte a rassemblé quinze membres de La Zébrine. Le premier arrêt fut au sommet de l’Aigoual, 1571 m d’où nous avons pu contempler au loin la mer (mais oui), le pont de Millau et toutes sortes de monts et de causses à partir de la table d’orientation qui indiquait même Uzès !

 

 

Nîmes-le-vieux et la pluie

Nîmes-le-vieux

Nîmes-le-vieux

Le beau temps se maintenant nous avons poursuivi la route vers le hameau de L’Hom pour emprunter le sentier de « Nîmes le vieux », site ruiniforme et dolomitique où nous avons pique-niqué. Le ciel se chargeant de gros nuages d’un beau bleu nuit, nous avons juste eu le temps de nous réfugier dans les voitures, un peu mouillés tout de même !

 

 

 

Hyelzas

La ferme caussenarde

La ferme caussenarde

Nous avons alors repris la route jusqu’à Hyelzas pour prendre un petit café et faire quelques achats à la fameuse fromagerie avant d’aller découvrir la ferme caussenarde d’autrefois. « Une ferme authentique, gardienne de la mémoire et du patrimoine familial ». Oui, une vieille et grande ferme toute de pierres de granit, composée de plusieurs bâtiments pour loger hommes et bêtes et qui nous a bien abrités de la pluie qui tombait à verse. Que ce soit dans la cuisine, les chambres meublées comme au 19e s., le four à pain, la chambre du berger et celle des saisonniers, le poulailler, la bergerie, la soue à cochons, les remises… rien ne manquait et les vieilles photos et les vieux objets nous parlaient d’autrefois.

 

Les Douzes

Chapelle Saint Gervais

Chapelle Saint Gervais

Il nous a bien fallu ensuite emprunter la petite route sinueuse et quelque peu vertigineuse qui nous a conduit aux Douzes, à l’Hôtel de la Jonte. Hameau-hôtel où nos guides Dieter et Irmgard, bien connus, ont été très amicalement accueillis (nous aussi d’ailleurs). Pour mériter le repas généreux à la cévenole, nous avons grimpé le sentier mouillé et glissant jusqu’au petit cimetière perché juste au dessus de l’hôtel, avec sa cloche, sa chapelle, sa grotte et ses croix, d’où la vue est superbe.

Les corniches du Méjean

Le vase de Sèvres et le vase de Chine

Le vase de Sèvres et le vase de Chine

Après une nuit bercée par le courant de la rivière nous nous sommes dirigés vers le joli hameau de Cassagnes où nous avons suivi le sentier des « Corniches du Méjean » . Un parcours de 8 à 10 km bordé de fleurs : campanules, serpolet, orchidées, aphyllanthes… en une profusion de couleurs. Nous avons pu admirer des arbres tortueux, les falaises magnifiques des gorges de la Jonte puis du Tarn, des rochers impressionnants comme le « vase de Sèvre »s et le « vase de Chine », les vautours immenses… bref ce fut une merveilleuse balade de 4 ou 5 h où chacun à son rythme a bien marché et même un peu escaladé !

Le confluent de la Jonte et du Tarn

Après une petit assiette de fromage et un peu de repos à Hyelzas, certains sont allés découvrir les villages du Rozier et de Peyreleau au confluent de la Jonte et du Tarn que l’on voyait d’en haut. A suivi, un repas tout aussi généreux et convivial à base de plats et de produits locaux (tripoux, omelette aux cèpes, truites, charcuterie…).

La Maison des vautours

Le lendemain nous sommes partis à la découverte de la Maison des vautours au Truel, en plein cœur des gorges de la Jonte, un musée moderne, contre la roche, avec terrasse d’observation pour contempler les vautours sur la falaise. Le premier lieu où ils ont été réintroduits et où ils se sont multipliés (il y en a aujourd’hui plus de 1 000).
Ces vautours omniprésents sont de quatre espèces : les Vautours fauves et moines les plus grands et les plus nombreux mais aussi les Percnoptères et les Gypaètes barbus.

Le retour

La troupe des randonneurs

La troupe des randonneurs

Il était l’heure de partir pour certains, d’autres ont poursuivi la route vers Millau et d’autres encore ont suivi les gorges de la Dourbie en passant par le Causse noir.
Ce fut un beau voyage, riche de découvertes naturelles et patrimoniales d’une région préservée, si proche et pourtant bien différente de la nôtre et qui correspond en tout point aux descriptions de nos deux guides que nous remercions encore chaleureusement de nous avoir révélé les beautés d’un pays qu’ils aiment.

Quelques photos de la visite

 

QUELQUES VIDÉOS

Les Gorges de la Jonte


Le Causse Méjean


La Maison des vautours

 

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15 mai 2018 – Visite de Grignan

village de Grignan

Le village de Grignan

Grignan, en Drôme provençale. Visite du village aux ruelles bordées de rosiers et du château de Mme de Sévigné. L’histoire de Grignan se confond le plus souvent avec l’histoire de son château et de ses résidences successives.

Rendez-vous : 8h30 au parking de la salle polyvalente.

Quelques mots sur la promenade :
La visite a été proposée et organisée par Jean-Pierre et Gilberte Couren. Un repas est prévu au restaurant « La ferme Chapouton ».

 

Ça c'est bien passé
Montée vers le château de Grignan

Montée vers le château

La visite du beau village de Grignan a étonné les 25 membres de La Zébrine guidés par Gilberte et Jean-Pierre Couren.

Dominé par le château et ses 9000 m², ce petit village de 1500 habitants (juste un peu plus grand qu’Arpaillargues), aux rues bordées d’une collection exceptionnelle de rosiers anciens, nous a charmé.

La chapelle Saint Vincent

Notre visite a commencé par la chapelle, au milieu du cimetière, qui allie patrimoine et art contemporain. Une grande chapelle qui a servi d’église et dont les vitraux sont l’oeuvre de l’artiste Ann Véronica Janssens. Placées dans les baies, quatre monolithes en verre coloré : rose, vert jaune, ambre et bleu, projettent dans l’espace une atmosphère et des couleurs douces et étonnantes. C’est une belle réalisation pour laquelle Jean-Pierre s’est beaucoup investi (en témoigne une plaque à l’entrée).

Le Mail et ses rosiers

Rosier Lambert Wilson

Rosier Lambert Wilson

Notre visite s’est poursuivie par la traversée du Mail où autrefois se déroulaient les jeux de maillet (ancêtres du croquet ou du golf) nous précise notre guide qui tout au long de la visite a passionné son auditoire par son érudition et la connaissance du village qu’il a habité plusieurs années et où il a occupé les fonctions de Conservateur du Patrimoine.
Un marché « provençal » occupait le Mail et dissimulait un peu les rosiers, tous accompagnés d’une petite plaque signalétique.
Des noms à faire rêver : Sourire d’orchidées, Mme de Sévigné, Polka, Pierre de Ronsard, New York… et tant d’autres dont nous a parlé Gilberte qui fut Présidente de « Grignan pierres et roses anciennes » (une plaque en témoigne aussi, devant le rosier Gil, son rosier). Elle a participé activement à la plantation et à l’entretien de ces fabuleux rosiers qui jalonnent toutes les rues, les places, les cours, le chemin de ronde du château… bref qui nous ont accompagnés par leur parfum et leur beauté toute la journée.
Au bout du Mail, le lavoir entouré de colonnes comme un temple romain circulaire, ponctue la perspective avant la montée vers le château.
Les créations du mobilier urbain de l’architecte Jean-Michel Wilmotte, épurées et élégantes, ajoutent à l’harmonie du village.

Petite conférence

Statue de Mme Sévigné

Statue de Mme Sévigné

Dans une petite salle communale, Jean Pierre, dans une causerie très documentée, nous a présenté le village et les grands personnages qui l’ont rendu célèbre, dont la fameuse Marquise de Sévigné. Après avoir évoqué les trois temps forts de l’urbanisme qui va de pair avec l’évolution du château : le Moyen Âge avec le bourg féodal et la forteresse médiévale, le 17e s. avec le palais classique et le 20e s. avec la restauration et l’art contemporain, notre guide a évoqué la belle Marquise, grande épistolière dont la correspondance avec sa fille Françoise de Grignan reste si connue.
Elle a séjourné 4 ans en 3 longues périodes au château et n’a été éloignée de sa fille que pendant 8 ans sur les 25 ans de correspondance. Elle a cependant écrit 764 lettres à sa fille, qui ont traversé la France de Paris ou Vitré en Bretagne à Grignan par malle poste en 5 jours, alors qu’il fallait pour se déplacer plus de trois semaines. Elle y évoque la vie de son siècle et ses voyages.
Une personnalité qui éclipse celle de sa fille, pourtant « la plus jolie fille de France », épouse du Comte de Grignan, lui même représentant du Roi en Provence et qui a embelli le château déjà transformé en palais renaissance par la famille Adhémar au 15e et 16e s.

La Collégiale et le Château

Après une pause gourmande au restaurant de la « Ferme Chapouton » (dorade royale et sensation chocolat), nous avons poursuivi notre visite par la Collégiale Saint Sauveur, une grande église gothique sobre, aux boiseries grises et dorées qui nous rappelle la Cathédrale d’Uzès, construite sous la terrasse du château par Louis Adhémar : « les seigneurs marchaient sur la tête du Bon Dieu » signale avec humour Jean-Pierre. Rivalité ou familiarité d’une famille qui compte de nombreux prélats (dont Jacques Adhémar de Grignan qui a officié à Uzès).

Château de Grignan

Château de Grignan

Nous continuons à grimper jusqu’au château à la magnifique façade où notre guide a poursuivi sa présentation. De la terrasse nous contemplons le paysage, le village, les belles maisons, la broderie de buis puis nous pénétrons enfin dans le château. Nous découvrons le grand escalier d’honneur, les appartements nobles et pièces de réception avec, entre autre, l’appartement de Marie Fontaine propriétaire au 20e s. qui a entrepris le vaste chantier de reconstruction après les destructions des 18e et 19e s. : Révolution mais aussi dilapidation d’un des propriétaires. Toute la fortune de Marie Fontaine est engloutie dans la restauration du château et en 1979 ses héritiers le vendent au département de la Drôme.
Au 2e étage les appartements du Grand siècle et surtout ceux de Mme de Sévigné nous réservent une surprise. Ils sont appelés « chambres du grand et du petit Uzès », et c’est là que la belle marquise a séjourné et s’est éteinte en 1696. Beaux meubles marquetés, soieries, tapisseries historiées, hauts lits de réception, tableaux, lambris, décor luxueux où tout est refait et aménagé en respect de l’édifice Ancien Régime et de l’éclat de ses propriétaires.

Fin de la visite

Nous redescendons par les ruelles bordées de boutiques, respirant une dernière fois ses superbes rosiers avant de quitter le village sans oublier de remercier chaleureusement nos deux guides.
Ce fut une journée très riche en découvertes patrimoniales et plaisirs olfactifs et visuels. Une expérience à renouveler peut-être à Suze-la-rousse l’an prochain.

Pour aller plus loin :

 Quelques photos de la visite

 

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29 mars 2018 – Les capitelles d’Aramon

Capitelle d'Aramon

Capitelle d’Aramon à degrés

Visite avec l’Office de la culture et du patrimoine d’Aramon.

Rendez-vous : 13h au parking de la salle polyvalente pour être à 14 sur le parking du sentier.

Quelques mots sur la promenade :
 Situé sur les hauteurs d’Aramon, le sentier des capitelles dévoile un patrimoine autrefois consacré à la culture de l’olivier, au cours d’une balade ponctuée par de belles vues sur le Rhône, le confluent de la Durance et, au loin, les toits d’Avignon.

 

Ça c'est bien passé

 

Entre deux jours de pluie, par une belle journée de printemps, 14 membres de la Zébrine se sont retrouvés à Aramon pour parcourir le Chemin des capitelles, qui commence au bout du chemin de Ste Suzanne.

Présentation

Robert et le groupe devant la capitelle de la combe

Robert et le groupe devant la capitelle de la combe

Accompagnés de Robert, membre du groupe capitelle de l’Office de la Culture et du Patrimoine d’Aramon, nous avons pu admirer 17 cabanes fort différentes des nôtres mais de formes et de dimensions variées. Plus petites et plus massives que celles d’Arpaillargues, elles ont toutes la caractéristique d’un long couloir d’entrée étroit et ne sont pas très hautes (on peut tout juste s’y tenir debout). Certaines sont à degrés, d’autres en igloo, souvent incluses dans le mur, ou surmontées d’un chapeau arrondi. Elles sont souvent accompagnées d’iris et de cyprès ce qui ajoute à leur charme.

Le site

Le chemin longe une belle olivette, puis s’enfonce dans la garrigue couverte de chêne Kermès, de Buis, de Romarin, autrefois plantée d’Oliviers. Les Aramonais cultivaient l’olivier et l’amandier sur ces collines et se servaient des capitelles pour stocker leurs récoltes avant de les descendre et de les confier aux bateaux du Rhône pour leur transport. Difficile de s’imaginer ce terrain aride et si minéral recouvert d’arbres. Les sentiers même sont jonchés de cailloux, la pierre est omniprésente et il a dû falloir un travail harassant pour en extraire les pierres et bâtir ces nombreuses constructions en pierre sèche.

Les capitelles

Taoule Messe

Taoule Messe (table mise)

Le groupe capitelle d’Aramon, composé d’une dizaine de personnes, se retrouve tous les vendredis pour continuer la restauration des cabanes et des murs de pierre sèche, car certaines cabanes étaient très endommagées, réduites à un tas de pierre. Une pierre calcaire dure mais gélive, un peu plus jaune que la nôtre, et qui abonde, ce qui a permis à certains de construire une cabane toute neuve avec une calade (et un peu de ciment ho ! Sacrilège!). C’est la capitelle de Mireille, car toutes les cabanes portent un nom : capitelle de la combe, de Clary, des iris, de Taoule Messe, du Mourre de l’Alaouze (la plus belle avec ses gros cyprès), la Rhodanienne (la plus impressionnante avec sa terrasse et sa cheminée), la capitelle des oliviers, celle des terrasses du Rhône, de l’enclos, de l’homme mort…la Bellevue, car nous avons toujours une très belle vue sur le Rhône.

Vue générale du site

Vue générale du site dominant le Rhône

Robert nous a fait grimper jusqu’à un point de vue à 360°, puis encore jusqu’à la Table d’orientation (nous avons pas mal grimpé ! ) et il nous a nommé les villages et les sommets qui du Pic St Loup s’étendaient jusqu’au Ventoux bien visibles par ce temps clair. Nous avons même pu admirer un tapis de toutes petites narcisses blanches, miracle de finesse et de verdure sur le sol minéral, mais aussi un Balai de sorcière, excroissance d’un pin greffé naturellement sur un autre pin, et nous avons terminé la boucle de la balade de 7 ou 8 Km sur la vaste terrasse où l’association se retrouve pour une soirée de conte en été et où ils vont fêter leurs 20 ans d’existence cette année.

Une belle balade et un bel exemple de réalisation collective de passionnés du patrimoine, comme nous, heureux de se retrouver sur un site privilégié, où se trouve « une parcelle de bonheur », nous déclare Robert, et nous le comprenons fort bien !

 

 

 

Pour aller plus loin :

 Quelques photos de la balade

 

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22 avril 2018 – Les Orchidées des garrigues, petits trésors du printemps

Ophrys

Ophrys Araignée

Promenade en garrigue à la rencontre des Orchidées : plus discrètes que leurs cousines tropicales elles n’en sont pas moins fascinantes par leurs formes, leurs couleurs et leurs stratégies de reproduction.

Rendez-vous : 14h30 au parking de la salle polyvalente.

Quelques mots sur la promenade :
La promenade a été proposée dans le cadre de la manifestation « Avril en balade » et guidée par Annie Auberlet.

 

Ça c'est bien passé
Balade des Orchidées

Site des Orchis pourpres

 

Un groupe de plus de 20 personnes a parcouru les chemins de la garrigue arpaillargoise à la recherche des Orchidées, petits trésors du printemps.

Ces chercheurs ou « chasseurs d’orchidées » ne traquent pas les merveilleuses Cattleyas, Phalaenopsis ou Vandas tropicales pour les rapporter aux collectionneurs atteint d’orchidomania comme au 19e siècle mais cherchent à observer leurs belles cousines européennes, languedociennes et même gardoises, plus discrètes mais néanmoins fascinantes. Hélas, toutes n’étaient pas au rendez-vous.

De l’Orchidée au… Priape

Statue de Priape

Priape, dieu des jardins

Annie et Philippe, membres de La Zébrine, les guides de la balade, ont donc commencé à présenter rapidement l’histoire du village et son passé gallo-romain en évoquant la fameuse sculpture du dieu des jardins et de la fécondité, Priape, qui, outre la référence à la nature, a par son nom un lien avec ces fleurs mystérieuses.
Si Théophraste, botaniste et philosophe grec a le premier nommé Orchis (ou Orkhidion) ces fleurs aux doubles bulbes, ce qui signifie testicules (et oui ! Très poétique) , un autre botaniste grec, Dioscoride, les a appelé Priapiskos, c’est à dire petit satyre ou Priape, influencé par la forme d’un pétale évoquant un bonhomme pourvu d’un appendice caudal.

 

Présentation

Ces plantes apparues au Jurassique et présentes de par le monde, dont il existe 25 à 30000 espèces, regroupées en 850 genres, ont toutes les mêmes caractéristiques : la structure de leurs fleurs et leur organisation biologique qui les place en étroite dépendance aux insectes et à certains champignons.

5 genres d'Orchidées

5 genres d’Orchidées

Les fleurs ont trois sépales et trois pétales dont le labelle de forme et de couleur étonnantes est un leurre pour attirer les insectes pollinisateurs. L’orchidée est capable d’effectuer trois stimuli. Elle attire par son odeur, sa forme, sa pilosité l’insecte : guêpe, abeille, mouche, papillon… qui, à la recherche de nectar ou croyant trouver une partenaire femelle, effectue un pseudo-accouplement se couvrant des pollinies (pollen) et va les déposer ensuite dans une autre fleur (pollinisation croisée). Autre curiosité, les graines contenues dans la capsule d’une fleur fécondée sont si petites et sans nutriment qu’elles nécessitent l’aide d’un champignon pour germer.

La France compte 170 espèces d’orchidées, toutes terrestres alors que les cousines tropicales sont presque toutes épiphytes (poussant sur un végétal) ou litophytes (sur la pierre). Le languedoc en compte une centaine et le Gard 70.

Les Orchidées à Arpaillargues

A Arpaillargues nous pouvons en observer une dizaine réparties en cinq genres : Orchis, Ophrys, Sérapias, Limodores et Céphalanthères (selon la classification de Linné et davantage selon la classification phylogénétique).
D’abord les Orchis avec les Barlies de Robert, les plus grandes, les plus précoces et les plus nombreuses, fleuries dès mi février et que l’on peut remarquer au bord des chemins et même des routes. Les Orchis pourpres et militaires qui tapissent un terrain dans le quartier du Moulin à vent : le « pourpre » est un bel orchis de 40 à 60 cm dont les fleurs présentent des sépales rouge-foncé coiffant en casque un labelle évoquant une poupée à la jupe évasée. Le « militaire », très proche, a des fleurs portant un casque plus clair et un labelle évoquant un bonhomme pourvu d’un appendice caudal (ou zizi).

L'Ophrys miroir

L’Ophrys miroir

L’Orchis pyramidal, une belle orchidée rose fuchsia, était absente mais nous avons pu, en poursuivant la visite, observer des Ophrys : l’Ophrys de la passion, sous espèce de lOphrys araignée qui cette année étaient très nombreux dès fin mars (Pâques). Ils étaient presque tous fanés (comme les Barlies), très fins, très clairs alors que leur labelle est bombé et très brun. Fort heureusement l’Ophrys bécasse a pris le relais. Jolie fleur aux sépales et pétales rosés, au labelle en forme d’abeille ponctuée d’un petit bec (d’où son nom) et surtout une rareté dénichée par hasard par Philippe alors que nous cherchions, dépités, les orchidées absentes du terrain si riche habituellement au Clos de trosse : un Ophrys miroir ou Ophrys speculum, aux sépales ovales ornés de deux lignes brunes portant sur son labelle trilobé un miroir bleuté. Très rare en France et protégé, arrivé sans doute par le vent dont la graine a trouvé miraculeusement le champignon nourricier, alors que l’insecte pollinisateur est absent de la région, c’est un événement pour un botaniste et un mystère !

Hélas, le mystère s’épaissit : ni Sérapias en langue, bien caractéristique et si nombreux l’an passé, ni Limodore aux longues tiges et fleurs violettes sans chlorophylle, près du vieux chêne boursouflé. Seules les photos ont tenté de les remplacer. Ni petites clochettes blanches de la Céphalanthère absente l’an passé, mais qui a bien voulu réapparaître (pas encore en fleurs) dans l’enclos de Coste Joulène bien ombragé où nous avons terminé la balade avec un verre de thé glacé à la vanille bien rafraîchissant. 

Les Orchidées dans l’alimentation et l’art

Ce qui nous a permis d’évoquer l’Orchidée dans l’alimentation . Nous connaissons tous la gousse de vanille qui parfume de nombreux desserts et qui provient d’une orchidée mexicaine cultivée aujourd’hui dans de nombreux pays d’outre mer. Nous avons encore évoqué rapidement l’Orchidée dans la littérature, avec le Cattleya de Proust, l’Orchidée dans l’art avec l’Art nouveau et Billie Holiday coiffée de ces magnifiques fleurs.

Une belle balade sous un soleil d’été pour mieux faire connaître et préserver ses jolies fleurs fragiles et mystérieuses. Attention où vous marchez et sachez qu’il ne faut ni les cueillir ni les déplacer !

 

Pour aller plus loin :

 Quelques photos de la balade

 

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