27 Avril 2026 – Visite de l’Oppidum Saint-Vincent de Gaujac et du Camp de César de Laudun

Oppidum St Vincent Gaujac

 L’oppidum Saint Vincent à Gaujac et le Camp de César à Laudun sont deux oppidums très proches. Leurs visites pourraient être assurées par les membres d’associations qui les réhabilitent. Prévoir le pique-nique.

Visites proposées par Gino et par Philippe , organisées par Philippe et Annie

RV à 9h pour co-voiturage devant la salle polyvalente

 

Ça c'est bien passé

Oppidum de Gaujac : les thermes

Après plusieurs prévisions de visites ajournées, nous avons enfin pu aller découvrir les deux plus fameux oppida du Gard bas-rhodanien : l’oppidum Saint-Vincent de Gaujac et le Camp de César de Laudun. Dix sept personnes étaient au rendez-vous et se sont retrouvées, de bon matin, au pied de l’oppidum de Gaujac.

L’Oppidum Saint-Vincent de Gaujac

Tout au bout du chemin de l’oppidum à Gaujac, le sentier s’élève dans le bois sur 1,2 km, pour une petite balade bucolique. Il est bordé de Cistes blancs de Montpellier, de Mélites à feuilles de Mélisse, d’Herbes à bitume, de Saponaires… jusqu’à la porte de l’oppidum Saint-Vincent défendue par la tour de Trajan. Tout juste le temps, après une petite pause pour reprendre son souffle, de faire un repérage du site et voilà notre guide qui nous rejoint.

 

Avec notre guide devant le Temple d’Apollon

Notre guide

Dominique Cannaud est le président de la SECABR : Société d’Étude des Civilisations Antiques Bas-Rhodaniennes. Cette association a pour mission d’inventorier et promouvoir le patrimoine archéologique et historique du pays bas-rhodanien depuis 1958. Elle est garante de l’étude, de la sauvegarde de sites archéologiques tel que l’oppidum Saint-Vincent de Gaujac. Pour faire connaitre ses recherches, l’association a crée la revue Rhodanie depuis plus de quarante ans et notre guide en est le directeur de publication depuis plus de vingt ans. Considéré comme le fil spirituel de Jean Charmasson, archéologue découvreur du site, Dominique a participé depuis l’âge de 12 ans à toutes les fouilles et a lui-même découvert les thermes du site. Il fait, depuis, de nombreuses visites guidées avec gentillesse, simplicité et compétence.

 

L’oppidum

Le Tépidarium et les fours

La présentation du site par Jean Charmasson est fort bien faite sur le site de la SECABR dans « les grandes étapes de l’histoire de l’oppidum« , en savoir plus. Je vais donc me contenter de rapporter brièvement notre visite.

Le temple et les thermes

Regroupés devant le temple d’Apollon et d’Artémise, nous avons écouté Dominique nous parler du temple gaulois le précédant, nous avons observé les prospections, les sondages,  nous avons suivi le parcours d’un romain dans les thermes et peu à peu nous avons pris conscience du travail fourni par l’association car « on ne voyait rien, avant, tout était recouvert de terre et de broussailles » nous dit-il. Aujourd’hui, le site est magnifique. Les murs de gros blocs de pierre sèche gaulois, surmontés de fleurs de cistes et d’iris, les murs gallo-romains aux plus petites pierres bien maçonnées, les morceaux de colonnes, le demi cercle du Palestre, la citerne, les canalisations… en font un site splendide face au vert de la colline boisée. Nous avons écouté les commentaires de notre guide près du Tépidarium, accompagnés des photos du Guide de l’oppidum (dont la nouvelle version est en cours de parution), sous un soleil ardent, puis nous avons suivi un sentier pour atteindre le site du Forum bien embroussaillé et interrompu par la carrière des tailleurs de pierres qui ont « dévoré » les constructions antiques : quel dommage ! Les traces d’un haut mur de plus de 3 mètres persistent çà et là dans la végétation.

 

Maison et église du village gaulois

Le village médiéval

Nous sommes remontés vers le village médiéval fondé par les familles des carriers au sommet de l’oppidum. Passant devant un puits longtemps noté comme silo, nous avons retrouvé les murs de maisons rectangulaires sobrement équipées de bancs de pierres, presque accolées aux ruines de l’Église Saint-Vincent de plan cruciforme avec abside trilobée construite sur une ancienne citerne gallo-romaine chevauchant un ancien aqueduc romain.

 

 

Le pique-nique

Le pique-nique

Il était bien plus de midi quand notre guide nous a quittés, chaleureusement remercié. Nous nous sommes dirigés vers un coin bien ombragé pourvu de tables et de chaises par les fouilleurs (qui s’y retrouvent tous les jeudis), pour y reprendre des forces avant la descente vers le parking et la visite du second oppidum.

 

 

 

Quelques photos de la visite

 

Le Camp de César

Le Camp de César de Laudun

L’oppidum du camp de César se trouve à 8 km de celui de Gaujac. Ils se ressemblent et se complètent, même histoire, même situation. Nous traversons le village de Laudun et grimpons sur le vaste plateau de Lacau, bien visible depuis la route, dont l’étendue et la hauteur lui ont valu sans doute son nom qui n’a rien à voir avec César ni avec un camp militaire !
Point de guide pour la visite, c’est donc Philippe, notre président et un peu moi-même, qui avons travaillé le sujet. On trouve tout sur Internet mais il s’agit d’en faire une présentation pas trop longue ni trop « spécialisée » car les rapports de fouilles sont nombreux et conséquents. Voici donc le résultat de nos recherches. 

Commentaires de la visite
L’agglomération protohistorique (18 ha) – que l’on aperçoit à droite de la route quand on va de Nîmes à Bagnols/Cèze – a une position géographique stratégique et fut donc une étape de commerce de premier ordre dans la région.

Fouillé pour la première fois par Léon ALLEGRE (publication en 1860), ce site éminemment stratégique perché au-dessus d’une plaine où se rejoignent la Tave et la Cèze avant de déverser leurs eaux dans le Rhône, fut baptisé, comme tant d’autres, « camp de César », mais son histoire est tout autre…

Il était également entouré par deux grands axes routiers romains : la voie domitienne reliant l’Italie à l’Espagne et traversant tout le sud de la Gaule, et la voie des Helviens reliant Nîmes à Alba-la-Romaine.

Installation portuaire à l’emplacement de Marcoule (4km)

Louis Rochetin fait paraître une monographie complète et détaillée du site en 1899.

Entre 1972 et 1974 le site est fouillé en partie par des archéologues amateurs.

A partir de 1990, un second programme de recherche archéologique d’envergure est entrepris sous l’égide de Dominic Goury, archéologue dépendant de la mairie de Laudun. Il a permis de mettre en évidence un tissu urbain extrêmement dense et bien conservé. Le site a été occupé pendant près de 12 siècles (avec un hiatus de quelques années au 2ème Age de fer). C’est le 2ème plus vaste site de hauteur fortifié de la Gaule méridionale. Seul un tiers du site a été fouillé.

Six périodes sont actuellement repérées grâce aux différentes découvertes archéologiques :

  • PHASE 1 – un village gaulois du 1er Âge du Fer, datant du Ve s. av. J.-C., installé au centre du plateau sur 13ha (important pour l’époque), appartient à la chaîne des oppida des vallées de la Cèze et de la Tave qui entretenaient d’étroites relations commerciales avec le monde méditerranéen à partir de Marseille (cf. Gaujac et St Laurent-de-Carnols). Situé au nord du plateau, fermé au sud par un rempart de défense en pierre sèche de 2,5m de haut sur 4,5m de large avec des tours quadrangulaires.
  • PHASE 2 – Après un abandon (?) du site d’environ 3 siècles, les Volques Arécomiques (2e Age du Fer au 1er siècle av.n.é.) occupent la place. Ils bâtissent un rempart monumental sans fondation à l’ouest, sur 300m, pour englober peut-être une source dans la combe de Roubaud et accueillir une population grandissante. Extension de 5 ha. A l’intérieur, des traces de cabanes en bois… Tout cela donne l’impression d’une grande hâte. La céramique retrouvée donne une datation : fin du 2e siècle – début du 1er, on peut émettre l’idée d’un refuge pour une population assez importante (la main d’œuvre pour le mur !). Or, l’époque en question est plutôt troublée :

– occupation des ports sur le Rhône et de la plaine par les Romains, déjà ancienne, mais tout l’arrière pays était-il bien soumis ? (une révolte des Volques est signalée dans une chronique latine au début du 1er siècle av.n.é.)

– mais, aussi, c’est le temps des premières incursions germaniques : Cimbres et Teutons, finalement décimés par les légions romaines.

– la cité est sous la dépendance économique de Marseille.

  • PHASE 3 – époque augustéenne du 1er s. av.n.é. jusqu’au début du 1er s. ap.n.é. La romanisation de la province narbonnaise marque l’apogée du Camp de César : un vaste programme d’urbanisation y est mis en place (cf. tour circulaire de 8 m de haut, tour carrée de 100m², porte charretière et nombreux objets trouvés : sigillées, lampes à huile, fibules, dés, jetons, amulettes…)
  • PHASE 4 – Pendant le Haut Empire, 1er s., le camp de César conforte sa puissance économique et politique et se dote d’importants monuments publics : forum, basilique (civile), tribunal.
  • PHASE 5 – l’agglomération perdure au cours de Bas Empire (Antiquité tardive) jusqu’à la fin du VIème s.

L’agglomération a dû abriter une population nombreuse, peut être jusqu’à 2000 habitants. Moyen-âge : Des niveaux archéologiques des Ve-VIe s. ont récemment été mis au jour et indiquent la survie d’une petite communauté au Haut Moyen-Âge autour d’une chapelle romane à l’extrémité nord du plateau : la chapelle de Saint-Jean-de-Rouzigues.

 

La porte charretière

L’oppidum

Bien installés, certains même allongés, à l’ombre d’un beau chêne vert, nous avons écouté le début de la présentation accompagnée de plans issus des Bulletins HCU (Histoire et Civilisation de l’Uzège dont nous faisions partis). Le site semble encore plus vaste que celui de Gaujac, 18 hectares et il présente une tour gallo-romaine, la mieux conservée du midi de la France. Nous sommes passés par la poterne pour atteindre la tour, le théâtre puis le forum et la basilique. On pourrait s’y croire en visionnant les reconstitutions lorsque l’application de « réalité augmentée » (disponible sur le lieu) fonctionne malgré le soleil, sur un bon smartphone ! Nous avons déambulé en recherchant l’ombre rare en passant ensuite par la porte charretière et le quartier des habitations et d’artisans.

 

Chapelle Saint-Jean-de-Todon

La Chapelle Saint-Jean-de-Todon

Après quelques instants d’hésitation et la défection de deux membres à cause du soleil, le groupe de courageux zébriniens a poursuivi la visite jusqu’à la chapelle en suivant le bord de la falaise qui offrait une superbe vue sur le Rhône, les villages et les cultures jusqu’au Mont Ventoux perdu dans la brume de chaleur.

 

 

La Chèvre d’or / Paul Arène, F. Siméon

La Cabre d’or

Au dernier belvédère, juste au dessus du « passage du loup« , un étroit couloir de 27 cm de large, nous nous sommes arrêtés pour évoquer et raconter la légende de la fameuse chèvre d’or si présente en Provence mais aussi dans le Gard, et surtout à Orsan et Laudun.

 

 

 

 

La légende
La chèvre d’or ou Cabro d’or

La légende ou le mythe de la Chèvre d’Or se retrouvent un peu partout en Provence. En occitan provençal, la « Cabro » ou « Cabre » d’Or est une créature à la toison, aux cornes et aux sabots en or. De nombreux auteurs provençaux en ont parlé :

Paul Arène 1889 a écrit La Chèvre d’Or où il nous dit : « J’avais rencontré la chèvre d’or dans tous les coins de Provence, aux Baux, à Gordes, à Vallauris. partout la légende se rattachait aux souvenirs de l’occupation sarrasine, et partout, il s’agissait d’une chèvre à la toison d’or, habitant une grotte pleine d’incalculables richesses et menant à la mort l’homme assez audacieux pour essayer de la traire ou de s’emparer d’elle… »
Dans un passage de Mirèio Frédéric Mistral, évoque la cabre d’or :
« T’ame, que se disien ti labro : Vole la Cabro d’Or, la cabro Que degun de mourtau ni la pais ni la mous, Que sout lou ro de Baus-Maniero Lipo la mousso rouscassiéro — O me perdrieu dins la peiriero, O me veiriès tourna la cabro doù peù rous! »

Je t’aime au point que si tes lèvres disaient – Je veux la Chèvre d’Or, la chèvre – que nul mortel ne paît ni ne trait – qui, sous le roc de Baus-Manière – lèche la mousse des rochers – ou je me perdrais dans les carrières – ou tu me verrais ramener la chèvre au poil roux !

 

Mais la chèvre peut passer le Rhône et on la retrouve dans le Gard, à Bouquet, où il est dit qu’une chèvre en or fin serait enfouie dans les ruines du Castelas, à Aramon, elle faisait l’objet d’un culte par une statue en or massif cachée dans la colline et à Orsan au pied du Camp de César la légende dit que l’on attribue le nom du village aux traces laissées par la chèvre lors de la traversée du passage du loup ; des lambeaux de toison d’or et un peu de son sang furent, dit-on, retrouvés sur les rochers.

Et bien sûr à Laudun

Il semblerait que dans le temps on vouait un culte au soleil, sur le plateau, (sur le Camp de César) évoqué par la légende de la « Chèvre d’or ». Chaque année, le 24 juin, jour de la Saint Jean, s’ouvrait à minuit un gouffre d’où s’élançait la Cabro d’or, emblème du soleil arrivé au solstice d’été. La légende raconte qu’elle veillait, dans le gouffre, sur le trésor que laissa Hannibal lors de son passage sur les terres de Provence Occitane…

 

Près de la chapelle

La chapelle

A nouveau, bien installés à l’ombre d’un magnifique chêne centenaire, vous avez gentiment écouté ma rapide présentation de la chapelle Saint-Jean-de-Rouzigue ou Saint-Jean-de-Todon à la longue nef aux murs décorés en opus spicatum sise sur le rocher même et entourée d’une nécropole de près de 200 tombeaux rupestres. Ceintes de modestes maisons médiévales, la chapelle est le dernier vestige de l’occupation du Camp de César. 

 

Commentaires sur la chapelle
Saint Jean de Todon, Laudun

La chapelle Saint-Jean-de-Todon, appelée aussi Saint-Jean-de-Rousigue, est la dernière occupation de l’agglomération gauloise, puis romaine nommée le Camp de César située sur le plateau de Lacau. C’est une église prieurale clunisienne qui dépendait de Saint-Saturnin du Pont, de Pont-Saint -Esprit.

La chapelle
L’édifice comprend une nef unique fermée par une abside et mesure 24,8m de long pour 8m de large.  Il est en ruine au moins depuis le XVIIIe s. Le bâtiment à nef unique comporte, à l’est, une abside flanquée de deux contreforts de plan semi-circulaire. La partie ouest du bâtiment (la nef) est plus ancienne, tronquée à l’est par des piliers engagés.

Les dix campagnes de fouilles effectuées autour des années 2000 à 2012 ont démontré que cet édifice est construit en plusieurs étapes et qu’il possède une histoire complexe qui peut plonger ses racines entre le Vème et le VIIème siècle (ou IX et XIIe s.) et se termine à l’époque moderne.
Le site est abandonné en tant que lieu de culte à partir du XIVème siècle.

Le prieuré est dépecé graduellement mais apparaît encore au XVIème siècle. L’édifice reste un lieu de mémoire et de piété populaire au moins jusqu’à la fin du XVIIIème siècle, car des croyances locales sont encore très vives jusqu’à cette époque.

Croyances et coutumes locales
Une légende populaire veut qu’une chèvre d’or soit enfouie proche ou dans les décombres de Saint-Jean de Todon. Cette croyance est tellement répandue que de nombreux habitants auraient entrepris au milieu du XIXème siècle d’effectuer des fouilles afin de trouver la fameuse chèvre d’or, dépensant pour certains d’importantes sommes d’argent.

Une autre superstition locale était très répandue particulièrement auprès des femmes de Laudun, qui avaient coutume d’amener leur enfant malade aux ruines de Saint-Jean-de-Todon pour le placer sur un autel présent au cœur de la chapelle. Une fois devant l’autel, elles retiraient les vêtements de l’enfant pour les remplacer par de nouveaux et jeter les anciens. La rumeur dit que ce rituel engendrerait toujours une guérison très rapide, dans les semaines qui suivent.
Dans la même idée, certaines femmes n’arrivant pas à avoir d’enfants faisaient un pèlerinage en ces lieux afin de remédier à leur stérilité.

Le cimetière
Les fouilles archéologiques devaient être centrées sur l’édifice de la chapelle, mais c’est finalement l’étude des sépultures qui l’entourent qui a pris une place importante dans les recherches.
Les nombreuses modifications effectuées au cours du temps sur l’architecture du bâtiment et les dégâts causés par des « fouilles » non-officielles du XIXème siècle ont rendu la datation de la chapelle très complexe.
La construction du cimetière a également rendu la tâche de datation plus complexe, la terre ayant été retournée et mélangée, ce qui empêche les observations stratigraphiques.
En revanche, les gravats tombés de la chapelle et ceux résultant des « fouilles » clandestines ont protégé le cimetière qui est donc particulièrement bien conservé à proximité de l’édifice, sur environ 360m².

Les sépultures

Trois sépultures sont monumentalisées :
– L’une par un sarcophage, rare à cette époque et dans cette région
– Deux autres par l’édification d’un enfeu, probablement réservées à une élite privilégiée.

Les tombes sont constituées d’un coffrage de moellons en remploi, de forme anthropomorphe, avec le plus souvent une logette céphalique. La fermeture du coffrage est assurée par une couverture de dalles qui sont parfois scellées largement par du mortier de chaux.

Quatre types de signalisation des tombes sont représentés, et apparaissent plus fréquemment. Deux, assez discrets :
– Un cordon rectangulaire de moellons en calcaire disposés autour de la fosse.
– Une stèle posée verticalement au niveau des pieds, ou de la tête, ou aux deux.

Deux autres, plus remarquables :
– Une pierre tombale, constituée d’une dalle de calcaire gris placée au niveau du sol et qui recouvre la fosse.
– Un massif de maçonnerie quadrangulaire, en moyenne de 2m de long pour 0,75m de large, qui est construit par-dessus le coffrage contenant le corps, afin de dépasser largement du sol et d’être donc visible plus facilement et plus longtemps, assurant la pérennité de la mémoire du défunt.

La nécropole aurait servi entre la seconde moitié du IXème et la fin du XIIIème siècle. 177 coffrages anthropomorphes et 81 dépôts secondaires ont été étudiés après les fouilles de 2010 et 2012. Très peu de mobilier a été retrouvé dans les sépultures : 11 vases (de type pégau) déposés soit aux pieds, soit sur les membres inférieurs et parfois à côté de la tête. On a aussi retrouvé trois sujets accompagnés d’une valve perforée de Pecten Maximus (coquille St-Jacques), qui sont des insignes de pèlerins.

Les fouilles de la campagne de 2010 ont livré un lot de 32 monnaies, dont 30 ont pu être identifiées :
– 20 monnaies gauloises ,1 monnaie romaine du Haut-Empire, 3 monnaies romaines du Bas-Empire, 6 monnaies féodales, 2 monnaies antiques non identifiables.

Des traces d’un bâtiment détruit était probablement celles d’un petit temple du Haut-Empire.

Nous en retournant vers le village gallo-romain, puis en descendant vers le parking, nous avons pu mettre nos pas dans les pas des habitants de ces sites voisins dont il reste encore tant de témoignages. Cette plongée dans l’antiquité, le passé, peut nous laisser songeurs sur notre civilisations et son devenir.

 

Chêne centenaire Chapelle Saint-Jean-de-Todon

 

Pour aller plus loin

 

Quelques photos de la visite

 

 

 

 

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